
La Banque mondiale a souligné mardi l'importance de l'accès à internet et à la téléphonie mobile pour la croissance économique et le changement social des pays en développement.
Dans un rapport, le deuxième du genre après celui de 2006, l'institution de Washington compare les performances de 150 pays en matière de technologies de l'information et de la communication (TIC), en les reliant avec un vaste éventail d'indicateurs sociaux et économiques.
"Une hausse de 10 points de pourcentage du taux de connexions internet à haut débit s'accompagne d'un surplus de croissance économique de 1,38 point de pourcentage", a par exemple souligné la Banque mondiale.
Une même hausse du taux d'équipement en téléphones mobiles apporte 0,81 point de croissance annuelle, et en téléphones fixe 0,73 point de croissance.
"Le potentiel de contribution à la croissance économique des réseaux à haut débit étant si fort, ces derniers devraient être largement disponibles à des prix abordables, et devraient aussi devenir une part intégrale des stratégies nationales de développement", selon la Banque.
Or, rappelle-t-elle, "en 2007, en moyenne, moins de 5% de la population des économies à faibles revenus étaient connectés aux réseaux à haut débit, principalement dans les centres urbains".
Le rapport "cite également la téléphonie mobile comme étant le moyen le plus déterminant qui soit pour atteindre, en vue de leur fournir des services publics et privés, des centaines de millions d'habitants de zones rurales et isolées dans l'ensemble du monde en développement".
Quatre milliards d'humains ont accès à un téléphone mobile, et "le prochain milliard d'abonnés mobiles consistera principalement en populations rurales défavorisées", souligne la Banque.
Elle cite la possibilité pour les ruraux d'avoir accès aux marchés de matières premières grâce au téléphone portable, et les progrès qu'il suscite pour "l'efficacité et la portée des programmes de santé".
Le rapport souligne également l'intérêt qu'ont les Etats à "devenir plus efficaces, transparents et aptes à répondre aux besoins" en rendant leurs services accessibles sur internet.
"En Inde, une étude a conclu que dans le cadre de projets d'administration en ligne, moins d'utilisateurs étaient obligés de payer des pots-de-vin pour accélérer la prestation de services", d'après l'organisation multilatérale.
La Banque mondiale revendique d'être "le plus grand bailleur de fonds international dans le domaine des TIC pour le développement", avec des financements dépassant les trois milliards de dollars, dans plus de 100 pays.
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