
Le comité d'entreprise du quotidien La Nouvelle République a été débouté mardi de sa demande d'annulation du plan social par le tribunal de grande instance de Tours.
Le plan social, qui prévoit 116 suppressions de postes au sein du journal en privilégiant les départs volontaires, a été jugé "proportionnel aux moyens" dont dispose l'entreprise pour le financer, a indiqué Hugues Le Guellec, représentant CGT au CE.
Le comité d'entreprise avait saisi la justice après un désaccord avec la direction sur le montant des indemnités de départ volontaire.
La direction avait demandé de plafonner à 100.000 euros le montant de ces indemnités, un choix refusé par les syndicats qui estimaient que le quotidien pouvait financer un plan sans plafonnement.
Les représentants du personnel espèrent que la direction va communiquer le nombre de personnes acceptant de partir à ces conditions mardi après-midi, lors d'un nouveau CE.
"Si la totalité des salariés est d'accord pour partir dans ces conditions, on ne va pas s'y opposer. Mais on craint qu'il y ait des problèmes pour une dizaine ou une quinzaine de personnes", a déclaré M. Le Guellec.
Confronté à l'érosion des ventes et à la baisse de la publicité, le groupe Nouvelle République du Centre Ouest (NRCO) a prévu un plan social incluant 116 suppressions d'emploi à la NR -dont 52 journalistes, soit le quart de la rédaction-, mais aussi 26 au quotidien Centre Presse et une quarantaine dans ses différentes filiales (communication, publicité, portage).
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