
Une campagne de contrôle des balances d'emballages alimentaires, menée pour vérifier que les clients payaient le bon poids des aliments et pas les barquettes, a montré que 10% des appareils utilisés étaient "non conformes", selon un communiqué du gouvernement mardi.
Pour autant, les services de l'Etat n'ont pas relevé "d'escroquerie manifeste".
Les agents des directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) ont contrôlé "de manière inopinée", entre la mi-septembre et la mi-octobre, quelque 3.000 balances dans l'ensemble du pays, dans des supermarchés, des marchés de gros et des industries agro-alimentaires, indique un communiqué des ministères de l'Economie et de l'Industrie.
"Il fallait vérifier que la balance était juste, qu'elle indiquait un kilo quand on plaçait un kilo dessus, et que la tare était bien utilisée, c'est-à-dire qu'on ne faisait payer que l'intérieur et non pas la barquette" au consommateur, a expliqué à l'AFP Jean-Marc Le Parco, responsable du service des instruments de mesure à Bercy.
Les 120 agents mobilisés ont contrôlé entre 20 et 25% du parc de balances existant, a-t-il précisé.
Dans l'ensemble, "l'erreur moyenne constatée des instruments est inférieure à un gramme pour un kilogramme", indique le communiqué, jugeant ce résultat "globalement satisfaisant".
Toutefois, un appareil sur dix s'est revélé "non conforme", dans la moitié des cas parce qu'il générait une erreur trop élevée et dans l'autre moitié des cas "à cause d'un délai de vérification dépassé", alors que ces balances doivent être contrôlées tous les ans.
Les contrôles ont aussi mis en lumière "un mauvais usage de la tare sur 20% des appareils". La tare est le poids de l'emballage vide qu'il faut retirer au poids de la marchandise.
Cela ne signifie pas que le consommateur a payé la totalité du poids de la barquette, mais qu'il y a eu une erreur sur son poids, généralement lorsque le matériau de la barquette a changé.
"Pour chaque consommateur individuel" les erreurs ne représentent "pas beaucoup", a précisé à l'AFP M. Le Parco. Si certains ont des balances qui "ont dérivé un petit peu, on n'a pas vu de cas d'escroquerie manifeste".
Les DRIRE mènent régulièrement des contrôles sur les instruments de mesure, comme les pompes à essence, les compteurs d'eau ou les taximètres.
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