
Les journaux nationaux pourraient ne pas être en kiosque mercredi, à la suite d'un appel à une grève de 24h "dans un premier temps" des ouvriers du Livre CGT des NMPP.
La CGT des NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne, principale société chargée de la distribution) a appelé dans un communiqué "tous les secteurs de la distribution de la presse quotidienne nationale à observer dans un premier temps un arrêt de 24h" dans la distribution des journaux à partir de ce mardi.
Le syndicat se déclare "solidaire de toutes les initiatives" du Syndicat général du Livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT).
Le SGLCE-CGT est en désaccord avec le Syndicat patronal de la presse quotidienne nationale (SPQN) concernant certaines modalités de la modernisation des imprimeries de ce secteur. Le Monde daté du mercredi 28 octobre n'a d'ailleurs pas été imprimé en raison d'un arrêt de travail du SGLCE-CGT.
Selon le SGLCE-CGT, le désaccord porte sur "un texte sur la modernisation des imprimeries prévoyant un volet de formation mais qui est utilisé essentiellement pour justifier des licenciements". Le syndicat a été reçu mardi matin par un responsable du SPQN.
"Les salariés adhérents de notre syndicat sont contraints, ce jour, pour exprimer leur détermination contre le projet patronal et pour un bon accord, d'observer un mouvement de grève entraînant une non-parution des quotidiens nationaux", a expliqué le SGLCE-CGT dans un communiqué.
Pour le délégué syndical central des NMPP, "le syndicat patronal a mis des textes à la signature sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, à savoir le nouveau contrat social dans la profession pour moderniser les entreprises et licencier du personnel".
Selon le syndicaliste "à la suite d'une fin de non recevoir" de la part du SPQN lors de négociations mardi matin, "il a été décidé un arrêt de travail concernant les quotidiens nationaux".
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