
Paris, Berlin et Londres ont appelé l'UE à prendre des mesures visant à empêcher le brouillage des chaînes étrangères en Iran ainsi que la censure des communications, notamment en interdisant l'exportation de certaines technologies, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères.
Les ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand, Bernard Kouchner, David Miliband et Guido Westerwelle ont demandé, dans des lettres à leurs partenaires, "l'adoption d'une déclaration européenne condamnant le brouillage des chaînes de télévision et de radio étrangères par l'Iran et appelant à son arrêt immédiat", a précisé le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
Ce brouillage "a clairement pour objectif d'empêcher la population iranienne d'exercer librement son droit à l'information", a dit le porte-parole, qui confirmait une information du quotidien français Le Figaro.
La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne demandent aussi d'"ajouter à la liste des biens dont l'exportation est interdite vers l'Iran les matériels et technologies qui servent à la censure et aux atteintes aux libertés de communication", a-t-il poursuivi.
La Prix Nobel de la paix iranienne Shirin Ebadi avait par exemple accusé mardi Nokia Siemens Networks (NSN), filiale commune des sociétés allemande Siemens et finlandaise Nokia, d'avoir livré à l'Iran des logiciels permettant de mettre sur écoutes les conversations par téléphone portable et les échanges de SMS.
Bernard Kouchner, Guido Westerwelle et David Miliband ont adressé des lettres à la diplomate en chef de l'Union européenne Catherine Ashton et au chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, en prévision du Conseil des Affaires étrangères du 22 mars.
L'Espagne assure actuellement la présidence tournante de l'UE.
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