
Le groupe indien de télécommunications et médias Reliance ADAG et l'américain Universal Studios ont entamé des discussions pour construire en Inde un parc à thème de quelque 1,5 milliard de dollars, a-t-on appris samedi auprès d'une source proche des négociations.
Le parc pourrait être géré par le groupe du milliardaire indien Anil Ambani, via la société Reliance Big Entertainment. Il proposerait un mélange d'attractions inspirées à la fois d'Hollywood et de Bollywood, la très prolifique industrie indienne du cinéma.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole du Reliance Big Entertainment a refusé de commenter cette information, révélée par le Wall Street Journal. Les responsables d'Universal n'ont pour leur part pas pu être joint.
Le parc pourrait prendre la forme d'une coentreprise ou bien dépendre de Reliance Big Entertainment qui reverserait alors une redevance à Universal pour l'utilisation de sa marque, selon la source proche du dossier.
Un accord pourrait être finalisé plus tard cette année entre Reliance et Universal Studios pour un montant avoisinant les 1,5 milliard de dollars (1,15 milliard d'euros), a-t-on ajouté de même source.
Ce parc à thème pourrait être l'un des plus importants au monde, avec des montagnes-russes comme celles des parcs Universal aux Etats-Unis et au Japon.
Reliance Big Entertainment, à la recherche d'un site à New Delhi ou Bombay, table sur l'émergence d'une classe moyenne, dans un contexte de développement économique rapide de l'Inde, pour assurer son succès.
Après que la Cour Suprême indienne s'est prononcée en faveur de frère aîné, l'homme le plus riche du pays, Mukesh Ambani, au terme d'un long conflit qui a passionné les médias nationaux, Anil a cherché à se développer dans l'industrie du divertissement.
La société Reliance Anil Dhirubhai Ambani Group (ADAG) a monté en novembre 2008 une société commune avec les studios des associés Steven Spielberg et Stacey Snider, lesquels avaient divorcé des studios Paramount du groupe américain Viacom. Et en juillet dernier le groupe indien, les studios américains Disney et des banques ont investi 825 millions de dollars pour permettre à leur partenaire Dreamworks de financer cinq ou six films par an.
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