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Taxer davantage le "triple play" serait un "contresens" (DG France Télécom)


02/09 - 19h44

Taxer davantage les offres "triple play" (internet, téléphone et télévision), comme l'envisage le gouvernement, serait "un contresens", à un moment où il est demandé aux opérateurs télécoms d'investir davantage, a déclaré jeudi le directeur général de France Télécom Stéphane Richard.

"C'est un contresens à partir du moment où l'on demande aux opérateurs d'investir lourdement dans les réseaux", a dit M. Richard à des journalistes, en marge de l'université d'été du Medef.

Pour répondre aux exigences de Bruxelles, Bercy a indiqué fin août envisager de taxer davantage les offres "triple play", qui bénéficient en partie d'une TVA réduite.

Actuellement, la moitié de la facture "triple play" des abonnés français profite d'une TVA au taux réduit de 5,5%, autorisée par les instances européennes pour les services de télévision, l'autre moitié étant soumise au taux normal de 19,6%.

"Je suis prêt à ce que France Télécom augmente son programme d'investissement dans la fibre (optique) par rapport à ce qui était annoncé jusqu'à maintenant si le gouvernement renonce à augmenter le taux de TVA sur le triple play", a affirmé Stéphane Richard.

Le patron de France Télécom a indiqué qu'il ferait des propositions en ce sens "dans les semaines qui viennent". En début d'année, l'opérateur avait dévoilé un plan de deux milliards d'euros d'investissement d'ici 2015 pour déployer la fibre optique (internet à très haut débit).

En mars, la Commission européenne a estimé notamment que la télévision représentait en réalité moins de la moitié de la facture des abonnés et a mis en demeure la France de revoir son dispositif de taxation.

"On ne sait même pas ce qui serait concerné (par une hausse de la TVA, ndlr): soit -- ce qui me paraît logique-- toute la télé est concernée et c'est un tremblement de terre dans le secteur, soit ce n'est pas le cas et on introduit alors une distorsion de concurrence tout à fait choquante", a affirmé Stéphane Richard.

"Ce qui me surprend, c'est la contradiction entre, d'un côté, le discours tenu sur le haut débit et, d'un autre côté, le fait d'augmenter la fiscalité", a-t-il ajouté.

FRANCE TELECOM

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