
Le géant américain de l'internet Google a signé un accord avec l'Office européen des brevets en vertu duquel il va traduire, grâce à son logiciel de traduction automatique, les demandes et les délivrances de brevets dans 38 pays européens.
"La collaboration a pour but d'offrir des traductions plus rapides et moins chères pour les entreprises, inventeurs et scientifiques", ont indiqué Google et l'Office européen des brevets (OEB) dans un communiqué.
A l'heure actuelle, une demande de brevet doit être rédigée en anglais, français ou allemand, l'une des trois langues officielles de l'OEB.
Une fois qu'il a été accordé, ses détenteurs "doivent ensuite prendre à leur charge la traduction du brevet dans les langues de tous les pays dans lequel il devra s'appliquer", explique le communiqué.
Cette procédure, coûteuse et complexe, "signifie que nombre de brevets européens ne sont pas disponibles dans toutes les langues européennes" et ne s'appliquent pas forcément dans les 38 Etats membres de l'OEB, poursuit-il.
Ce partenariat prévoit que Google pourra accéder au 1,5 million de documents --souvent extrêmement techniques-- déjà traduits par l'OEB, ce qui lui permettra "d'optimiser sa technologie de traduction automatisée", selon le communiqué.
A cela s'ajoutent les quelque 50.000 nouveaux brevets accordés par l'OEB chaque année, et dont la traduction se fera en partie avec l'aide de Google. Aucun détail financier de l'accord n'a été divulgué.
Le groupe américain offrira aussi une traduction à partir des langues asiatiques. "Faciliter l'accès aux volumes d'informations technologiques publiées en japonais, chinois et coréen, qui sont en croissance rapide, constitue l'un des défis majeurs pour le système mondial de brevets", selon Google et l'OEB.
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