Les reporters de Capa agissent en effet en électrons libres et ont souvent plusieurs heures, voire plusieurs jours d'avance sur les grosses équipes des chaînes.« Nous sommes des voltigeurs »,raconte Jérôme Fritel. Resté un mois à la frontière Irak/Koweït, il a suivi l'entrée des troupes de la coalition en Irak. Pour les premières images. Il raconte que« c'était beaucoup plus dur que pendant la guerre du Golfe ».À l'époque, il faisait partie du « FTP » (« Fuck The Pool »), les journalistes refusant d'être embarqués avec les unités de combat.« Nous n'avons ni cadreur ni preneur de son. Chacun est seul avec sa caméra. Cela nous oblige à être plus créatifs et, parfois, à prendre des risques. Par deux fois, nous nous sommes fait attraper et cela aurait pu mal tourner. Nous étions considérés comme des clandestins, des espions. »«Le danger, c'est tout le problème de la télévision,renchérit Christophe Kulikowski.Pour récupérer des images, nous sommes obligés de nous exposer. Mais Grégoire est tout le contraire d'une tête brûlée. »
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