L'ancien président d'Endemol France, Stéphane Courbit, a créé sa société. Est-ce pour vous une menace ?
V.C. Il a lui-même indiqué qu'il voulait se développer dans la production. Après Marathon repris par De Agostini ou Lagardère, cela fait un acteur de plus sur le marché français. Mais il peut y avoir de la place pour tout le monde.
Ne risque-t-il pas de copier vos programmes ?
V.C. Si ce risque existait, mes actionnaires seraient extrêmement fermes quant à la préservation des droits de propriété intellectuelle. Ils ne laisseraient pas s'installer sur le marché des « me too » qui, en plus, auraient bénéficié d'un savoir-faire interne.
Rien à voir avec la mise à pied de deux dirigeants d'Endemol France, Jacques Mazure et Thierry Métral, qui ont été licenciés pour faute lourde en décembre ?
V.C. Sans commentaire.
Qu'attendez-vous de la prochaine révision des relations entre producteurs et diffuseurs ?
V.C. La position d'Endemol a toujours été d'être maître de ses droits, mais de partager équitablement les revenus d'exploitation avec les diffuseurs. Il s'agit de savoir qui exploite le mieux : le diffuseur, le producteur ou un partenaire. Ce que vend le producteur, c'est un droit de diffusion, à la télévision ou sur d'autres supports.
Quels sont vos projets ? Êtes-vous intéressée par le rachat de la société Be Aware de Cauet ?
V.C. Nous souhaitons nous développer à nouveau, relancer la croissance externe et nous tourner vers de nouveaux talents ou des talents confirmés, ainsi que vers des savoir-faire complémentaires, notamment dans la fiction. Nous créons aussi du contenu pour les nouveaux médias sous la coordination de Frédérique Micouleau (ex-TF1).
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