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Les champions font-ils la transformation?

29/01/2015 - par Stéphane Distinguin

Le «start-up washing» ne doit certes pas faire oublier la dure réalité du plafond de verre des entreprises de croissance. Mais Stéphane Distinguin, président de Fabernovel, est optimiste dans sa chronique cette semaine. Il fait le pari que des cas de transformation réussie sont en gestation

L’économie est faite de consensus. Quand nous avons créé Fabernovel en 2003, le bébé était parti avec l’eau du bain et les start-up n’avaient pas d’avenir après la fameuse «bulle internet». Les banquiers et consultants en stratégie qui peuplaient les start-up quelques mois plus tôt étaient de retour au bercail auprès des grandes et vénérables entreprises: statu quo post bellum.

 

Près de douze ans plus tard, la plupart des acteurs et des commentateurs semblent convaincus que les «unicorns», les licornes, ces start-up comme Uber, Airbnb et Netflix dont la valorisation a dépassé le milliard de dollars, sont celles qui seront, secteur après secteur, les champions de demain. Retour en force des modernes.

 

C'est pourquoi ces jours-ci l'on me pose souvent cette question: existe-t-il de bons exemples de transformation numérique réussie? La victoire des «full-stack start-ups» semble évidente. Elle se fait sur le dos d’entreprises incapables de se transformer à la vitesse nécessaire. Et c’est vrai qu’en dehors de General Electric et de Burberry - les bons exemples qui reviennent sans cesse -, les champions transformés ne sont pas légion.

 

Deux raisons à cela. D’abord, il faut du temps pour se transformer et le faire savoir. La presse, le premier secteur à avoir subi la révolution numérique, connaît ses premiers bons exemples. Axel Springer, pour en citer un premier, a su faire feu de tout bois et payer parfois très cher d’excellentes acquisitions qu’il a su parfaitement intégrer (Seloger, Auféminin, My Little Paris…) en saisissant l’importance des talents et de leur autonomie dans cette nouvelle économie.

 

Ensuite, les licornes sont les exceptions qui cachent la forêt amazonienne de start-up qui deviendront au mieux des PME. L’engouement du moment, le «start-up washing» ne doit pas faire oublier la dure réalité du plafond de verre des entreprises de croissance.

 

Prenons le meilleur incubateur au monde, Y Combinator. Sur plus de 700 start-up incubées, celles qui ont révolutionné leur secteur et deviendront des leaders mondiaux se comptent sur les doigts d’une main: Airbnb, Dropbox, Reddit (racheté par Conde Nast depuis bien longtemps d’ailleurs…).

 

Si en dix ans nous sommes passés du «too big to fail» au «too big to succeed», je parie que de bonnes pratiques, des cas de transformation réussie sont en gestation. Nous aurons bientôt ces champions de la transformation. Tout comme au début des années 2000, des succès de pure players ont suivi l’éclatement de la «bulle».

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