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Les objets connectés à l'heure de la «commodité»

21/09/2015 - par Maxime Garrigues, directeur général de X-Prime

Par «commodité», l'on désigne un produit de base, de consommation courante, standardisé, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs. C'est le stade que sont en train d'atteindre les objets connectés qui s'invitent dans notre quotidien, observe Maxime Garrigues, directeur général de X-Prime, dans sa chronique de rentrée.

Le marché des objets connectés est sans conteste l’un des marchés les plus dynamiques du moment. Santé, bien-être, sport, habitat, transport... impossible de ne pas y trouver son bonheur tant les usages couverts sont nombreux. Ce dynamisme se constate aussi par le bruit médiatique qu’il génère. Il ne se passe plus un mois sans que la presse ne relaie une étude à propos du secteur. Bien évidemment, la surenchère des prévisions et les chiffres annoncés sont à chaque fois des plus impressionnants. L’exactitude des estimations est certes en question, mais peu importe: cela témoigne de la croissance exponentielle du secteur. Même les politiques se joignent à la fête et n’hésitent pas désormais à y associer leur nom. Notre président, François Hollande, a montré l’exemple en inaugurant en personne la Cité des objets connectés à Angers, en juin dernier.

 

Toute cette agitation traduit la popularisation des objets connectés qui ne concernent désormais plus uniquement des «early adopters», mais semblent être devenus de véritables objets courants partagés par tous. Qu’importe votre profil de consommateur, sans que vous y ayez prêté une réelle attention, de nombreux objets ont gagné en importance et se sont imposés dans votre quotidien. Le plus emblématique? Notre téléphone. Il est devenu un véritable hub à partir duquel nous interagissons avec notre voiture ou notre logement; il nous aide à maintenir notre forme physique. Pour faciliter ces interactions, les assistants vocaux ont gagné en pertinence. Siri, Cortana, ou encore Google Now sont d’une précieuse aide pour les moins initiés d’entre nous, qui y voient là une manière naturelle d’interagir.

Des objets jusqu’alors non communicants ont gagné en intelligence et donc en valeur d’usage. Les détecteurs de fumée nous font désormais des rapports sur la teneur en CO2 ou encore la température de notre logement. Pour réduire la consommation énergétique, les thermostats se connectent et apprennent de nos comportements. Les prises électriques témoignent de la consommation en nous envoyant des rapports quotidiens. Même l’opérateur historique ERDF déploie Linky, un compteur électrique connecté qui remplacera, d’ici à 2020, la totalité de nos traditionnels compteurs et facilitera ainsi le suivi des consommations chez les particuliers.

 

Nos cuisines n’échappent pas à cette révolution. Appareils de cuisson mais aussi réfrigérateur, l’ensemble de notre électroménager est concerné. Anecdote amusante qui traduit de cette connexion tous azimuts, Samsung a été alerté cet été d’un sérieux problème sur l’un de ses produits. Traditionnel problème de compresseur ? d’étanchéité ? Non, rien à voir. Un problème SSL, c'est-à-dire une faille de sécurité, permettait à des hackers de pirater votre réfrigérateur… Même les objets les plus inattendus se connectent désormais. Votre porte d’entrée par exemple. Il est aujourd’hui très facile d’y ajouter une serrure connectée qui vous permet d’ouvrir à distance votre domicile. Vous pouvez aussi lui ajouter un capteur de la PME française MyFox, qui permettra à votre porte de détecter un intrus avant que celui-ci ne s’introduise chez vous.
 
Qu’importe les objets, ils ont comme point commun d’être déconcertants de simplicité pour l’utilisateur, mais sont techniquement assez complexes. Leur installation et leurs usages doivent être suffisamment simples pour permettre à l’utilisateur de tout faire seul («Do It Yourself»). C’est cette caractéristique qui permet une adoption si rapide et une distribution à grande échelle. Lick a été le premier entrant, le premier à proposer un réseau de distribution dédié aux objets connectés. Il a très vite été rejoint par des acteurs plus traditionnels tels que la Fnac, Darty, ou encore Boulanger qui proposent tous désormais, a minima, des corners spécifiques. D’autres marques emblématiques de notre quotidien se sont elles aussi ouvertes à ce marché. C’est le cas d'Orange, qui vient d'ouvrir un concept store sur les Champs-Elysées afin d’y présenter ses propres produits connectés, mais aussi des produits complémentaires.

 

L’écosystème est donc en place et, même si parfois la valeur d’usage est en question avec des objets connectés qui peuvent apparaître comme des gadgets, force est de constater qu’ils sont aujourd’hui devenus une «commodité», un produit de base, de consommation courante, standardisé, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.

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