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Paroles de blogs

10/07/2008 - Marketing, communication, management, médias, tendances, mode, technologie... Les blogs parlent de tout, à leur manière. Pour la troisième année, Stratégies a proposé à une trentaine de blogueurs (de langue française) sélectionnés au cours de la saison écoulée d'envoyer leur note la plus représentative. Lire la suite dans Paroles de blogs suite Pages réalisées par Gaël Olivier-Lacamp

Identifier

Marie-Thérése Chedeville

Qui êtes-vous ? La preuve de l'identité numérique devient une véritable préoccupation. Nous avons vu avec le lancement du film d'Alain Chabat comment on pouvait duper Wikipédia... Et si vous croyez être l'ami de Carla Bruni, de Madonna et du prince de Monaco sur Facebook, je suis désolée de vous décevoir, mais vous vous bercez d'illusions. Des petits malins créent de fausses identités tous les jours. Même les morts ont des amis, curieux réseau que celui qui permet de converser avec Machiavel ou Marylin Monroe... Entrer dans le jeu d'un schizophrène qui se prend pour James Dean me paraît un jeu sans intérêt.

Récemment, un ingénieur commercial a été victime d'une usurpation d'identité sur Viadeo, l'imposteur cherchait à vendre des prestations en lieu et place du légitime Fred Cavazza. Tout est rentré dans l'ordre, mais personne n'est à l'abri. On a vu une jeune femme traumatisée par une série d'appels téléphoniques à caractère sexuel alors que c'était sa collègue de bureau qui l'avait inscrite sur Meetic avec une annonce alléchante. Cette dernière a écopé d'une amende de 10 000 euros, mais le préjudice reste entier.

Cette même usurpation d'identité pollue aussi le cybercommerce. Le journal Le Monde nous apprend que tout cela coûte des sommes vertigineuses, 32 milliards d'euros aux États-Unis et 2,25 milliards d'euros au Royaume-Uni. Les ministres de l'OCDE, très préoccupés, lancent plusieurs pistes de réflexion pour lutter contre l'insécurité de la protection des données, dont la reconnaissance de l'infraction pénale et l'éducation. À ce propos, je critiquerai le peu de prise en compte par le gouvernement français de toutes ces questions. Éric Besson, secrétaire d'État français chargé du développement de l'économie numérique, a quelques leçons à prendre de nos voisins européens, comme les Anglais par exemple, qui ont déjà mis en place des sites destinés à l'éducation des jeunes internautes.

Pour ce qui est des autres générations, celles qui ont une approche purement empirique du média, on ne peut que les inciter à faire preuve de vigilance en attendant que soient créées des applications fiables de certification de l'identité numérique. Des tentatives de ce genre sont déjà en cours, un jeune entrepreneur a mis au point un système (Myid.is) qui va dans ce sens. Chaque internaute pourra ainsi se créer une carte d'identité sur Internet pour prouver son identité. Marie-Thérése Chedeville (20 juin 2008)

www.mtchedeville.com


Information traitée dans Stratégies Magazine n°1509

Curators of cool

Bespoke. Nous sommes au regret de vous annoncer l'apparition d'une terrible fracture sociale, qui oppose « les ultra-riches » (venus du Richistan), pratiquants d'un style de vie au-delà du luxe, l'Uberluxe, et « les Top 10 » (10 % des foyers aux plus hauts revenus), aussi appelés HNWI (High Net Worth Individuals), jouisseurs d'une démocratisation du luxe, appelés par les professionnels « Masstige » (Prestige de masse). Cette fracture se cristallise autour d'une valeur maîtresse, le « Bespoke », « les ultra-riches » ne pensent que par elle alors que « lesTop 10 », les pauvres, n'en connaissent même pas le sens.

Le « Bespoke », c'est l'antimatière du prêt-à- porter, la Kryptonite du devenu trop commun... sur mesure ! Le « Bespoke » réside sur la promesse, posséder un objet ou jouir d'un service, d'une expérience radicalement unique, façonné par la rencontre de deux esprits géniaux : celui d'un créateur et son client fortuné. Une oeuvre d'art imaginée par et pour vous... prête à consommer immédiatement, moyennant une somme à 6 zéros, payable en cash ou en Black Amex.

La « Bespokemania » dépasse aujourd'hui le cercle de la haute couture, pour envahir toutes les facettes d'un « lifestyle » de maharadjah... Une vie de privilégiés qui se résume à cet adage : « Bespoke or die ! »T

homas Mondo et Eric Briones (20 juin 2008)

www.darkplanneur.com

Mes vitrines NYC

Saks expose l'art. Après Bergdorf Goodman, c'est Saks qui expose l'art en vitrine avec des compositions extraordinaires. Vous pourriez rester des heures devant ces vitrines à analyser les tableaux et les mannequins coordonnés. Orange et marron pour cette première scène. Et, croyez-moi, on voit les perruques de loin !

Très drôle, cette scène de la vie quotidienne avec perruques bleues et lunettes de soleil. Les mannequins semblent éblouis par cet art !

Et voici une version jaune : trois mannequins et bien entendu trois femmes sur le tableau. Plus on descend la rue, plus on est impressionné ! Jetez aussi un oeil aux sublimes robes longues pour cet été.

Et finissons par une scène particulière avec des mannequins de dos aux perruques orange et bleue. Quant au tableau, c'est vraiment sans commentaires. À retenir ! L'art s'expose en vitrine, une véritable nouvelle tendance.

Anne Corrons (23 avril 2008)

http://mesvitrinesnyc.blogspot.com

Quotidien durable

Saurons-nous renoncer à nos acquis environnementaux ? Ils sont dans la rue, on est en train de bafouer leurs acquis sociaux. On leur répond : « Écoutez les gars, tout ça, c'est vieux. À l'époque, le progrès social était une nécessité pour votre survie. Vous avez négocié des trucs qui ne correspondent pas à la réalité du XXIe siècle ! Et puis, surtout, on est vraiment désolé, mais regardez vous-même, on ne peut pas vous laisser conserver ces acquis. On n'est plus en mesure de le faire, regardez, il n'y a pas moyen, ça ne passe pas ! »

D'autres freinent des quatre fers dès qu'on parle de changer de mode de vie, de répondre à l'urgence environnementale. Ils disent : « L'écologie ne doit pas entraver le progrès. » Ceci se traduisant par « continuons comme avant, en essayant de faire un peu gaffe, comme ça on aura la conscience tranquille ».

Ne faudrait-il pas au contraire tout repenser en s'assurant que l'économie n'en pâtira pas ? La plupart des études montrent en outre qu'un vrai chambardement ferait le plus grand bien à l'économie locale.

Quoi qu'il arrive, je suis désolé, les gars, mais le progrès comme vous le décrivez a été conçu il y a cinquante ans. Tout ça, c'est vieux. À l'époque, on essayait de sortir notre pays de trente ans de guerre, on pensait que la planète était... que dis-je, on ne pensait pas du tout à la planète. Alors, c'est vrai, on a fait des belles choses depuis cinquante ans. Mais, là, je suis vraiment désolé, il va falloir renoncer à nos acquis environnementaux. Regardez vous-même. Il n'y a pas moyen, ça ne passe pas !

Olivier Demaegdt (22 juin 2008)www.quotidiendurable.com

Such a blog

Justice stress. Après avoir réalisé un clip pour ses titres Dance et DVNO, le duo français Justice revient avec son titre Stress, dans un clip réalisé par Romain Gavras, un des deux fondateurs du collectif Kourtrajme.

Différent des deux précédents, Stress est un clip brutal, violent, sans couleurs fluo ni paillettes... Le résultat est dérangeant, brut, voire oppressant, mais n'était-ce pas le but de Stress ? Ça me fait penser au clip de Prodigy Smack my bitch up sorti il y a plus dix ans, déjà... Sachez juste que ce clip est interdit à la télé et que, lorsque vous l'aurez vu, vous comprendrez pourquoi... [...]

Nombreux seront ceux qui trouveront ce clip dérangeant, malsain et limite intolérable... Le fait est que cette violence urbaine existe, c'est indéniable. Mais alors quelles sont les intentions de Romain Gavras, Justice et de 75 Prod ? Est-ce une dénonciation, une volonté certaine de mettre le doigt là où peu de personnes osent encore montrer que quelque chose ne va pas (bon, TF1 le fait encore souvent, mais pas dans le bon sens...) ? Ou bien de la provoc pure et dure dans le but d'avoir un clip qui colle parfaitement au titre Stress (titre que je zappais systématiquement à l'écoute de l'album de Justice)...

Romain Gavras a déclaré à propos du clip de Stress : « La brutalité peut paraître nuisible, mais chez 75, la boîte de production, pas d'inquiétude à avoir. On nous la montre bien aux infos, pourquoi critiquer des artistes qui la dénoncent ? » On ne la montre pas qu'aux infos, d'ailleurs... Que ce soit dans C'est arrivé près de chez vous ou Orange mécanique, cette violence malsaine a toujours fasciné, voire émerveillé de nombreuses personnes n'hésitant pas à crier au génie. Tout est une question d'interprétations. Et pour le clip de Justice, on peut en faire plusieurs... Cependant, je reste convaincu que les images collent parfaitement au son de la chanson Stress, mais pas certain que tout le monde comprenne... Nul doute cependant que ce clip fera parler de lui...

Guillaume Deve. (1er mai 2008)

www.suchablog.com

Versac.net

Blog influé. Ça va bientôt faire cinq ans que je blogue, plus de sept que j'en lis, et je suis bien d'accord avec samantdi. Toute cette réflexion permanente sur l'influence des blogs me fatigue. En revanche, je sais une chose : je suis un blogueur fortement sous influence. Sous influence de mes commentateurs qui, lorsque j'écris, me font évoluer (même quand je ne le dis pas, on a sa fierté). Sous influence des blogs que je lis, qui me font découvrir, évoluer, changer d'avis et comprendre mieux des tonnes de choses. Des personnes que j'ai appris à découvrir, respecter et valoriser.

J'ai deux cent cinquante blogs dans mon agrégateur. Des favoris, des énervants, des politiques, des économistes, des sociologues, des amoureux de l'image, des graphistes, des photographes, des designers, des hommes, des femmes, des fous de cuisine, des pédés, des un peu érotiques sur les bords, des chiants comme la pluie, des Américains, des Allemands, des Anglais, Slovènes, Hongrois, Chinois, Australiens et j'en passe, des procrastinateurs [personne remettant toujours au lendemain le travail qu'elle a à faire] professionnels , des juristes, des professionnels du marketing, des rois de la communication, des travailleurs sociaux, des policiers et gendarmes, des greffiers, des avocats, des professeurs, des consultants financiers, des députés et des sénateurs, des assistants, des politotologues, des sondagiers...

Si je compte le temps passé ces dernières années à lire des blogs, poser des commentaires, bloguer moi-même et interagir, cela se compte sans doute en mois. Ce ne furent pas des mois perdus. J'ai grandi grâce à eux. Je m'en suis nourri, et ne suis pas - encore - devenu fou. Alors, fi de cette influence, fi de ce débat sur des blogs influents contre la plèbe ? Découvrez le bonheur de la longue traîne, de la masse incroyablement riche des autres, au lieu de vous braquer ce regard sur trois ou quatre qui n'en valent pas la peine. Ce qui compte dans les blogs, c'est la vague, le plancton, pas l'écume au-dessus.

Nicolas Vanbremeersch (20 février 2008)

www.versac.net

Bloc mode

Yves Saint Laurent n'est pas mort. Ça y est, les cendres d'Yves Saint Laurent ont été dispersées dans sa villa de Marrakech. La « fashion planet » est en deuil, et les hommages au « Petit Prince de la mode » pullulent. Chacun, à sa façon, a pleuré le grand maître. [...] Pourtant, j'ai choisi, moi qui ai commencé dans la mode au moment même où Yves Saint Laurent la quittait, de regarder vers l'avenir. Je lui ai déjà rendu hommage ici, il est temps de passer à autre chose.

Bien entendu, j'adore toutes ses créations, et je les préfère même de loin à celles de Chanel. Oui, oui, bien sûr, j'admire aussi le travail fantastique de Coco Chanel... mais disons que Chanel et YSL, c'est un peu les Beatles et les Rolling Stones de la mode. À l'un, la constance indémodable, l'harmonie, les accords fluides ; à l'autre, la provocation, l'instabilité, la subversion créative. [...]

Julie Perello. (13 juin 2008)

http://bloc-mode.com

Kelblog

Journalistes et blogueurs : le mur de Berlin est-il tombé ? (...) De mon côté, je pense que le mur de Berlin qui sépare les journalistes et les blogueurs est déja tombé. Les meilleurs blogueurs construisent des médias, dont la crédibilité repose déjà, comme celle des médias traditionnels, sur l'expertise et... sur la marque ! Des marques comme Techcrunch, Giga OM, Mashable, Dailykos aux US... et aussi Scobble, Jeff Jarvis (ah oui ! une différence quand même : certaines marques de blogs sont des personnes, plus connues que leurs blogs . Les blogs voient le triomphe de l'ego marketing), Versac, Presse Citron, Embruns, Access Oweb ou même Morandini en France (et bien d'autres).

La distinction entre blogueur et journaliste est devenue floue. Si la plupart des blogueurs ne sont pas payés, la dimension commerciale n'est cependant pas absente des blogs, au point qu'on dit des blogueurs qu'ils sont des « intellectuels commerciaux ». Nicolas (Versac) ou Cavazza sont consultants, l'un en com, l'autre en design, Ouriel travaille pour deux VCs, l'avocat Eolas fait son marketing (et moi aussi). Les blogs, c'est aussi le Google-mining, dont procède l'industrie de blogs trash/people, chauffeur de buzz et ses imitateurs. Les milliers de blogueurs qui participent aux réseaux de monétisation, pub et posts sponsorisés. Et puis les blogs de journalistes se multiplient !

Que reste-t-il vraiment pour différencier les blogueurs et les journalistes ? Si ce n'est une question de génération, de « business model », de mots et peut-être de valeurs : le « disclaimer » étant aux blogueurs ce que la déontologie est aux journalistes. Les blogueurs ont moins souvent peur du business que les journalistes (pardon j'allais écrire « que leurs prédécesseurs »). Ensuite, bien sûr, il faudrait discuter des pratiques différentes entre les journalistes et les blogueurs : importance de la conversation, du réseau, des liens, du temps passé sur Internet tout simplement...

On peut se demander si l'avenir de la profession de journaliste n'est pas tout simplement : blogueur.

PS : Je suggérerais volontiers un nom pour un blog à créer : « Demain tous blogueurs »

Pierre Chappaz (16 juin 2008)

www.kelblog.com

Choses vues

Faut-il laver son jeans ? Par habitude ou nécessité, je ne lave jamais mon jeans. Je l'use, je le jette sale et j'en rachète un autre, propre. Un peu comme un préservatif.

Pourquoi ? J'y réfléchis fortement.

Le dernier jeans acheté m'a été offert, j'y tiens comme à tous les autres d'ailleurs, mais pour autant, au lieu d'en prendre le plus grand soin, je prends un malin plaisir à l'user, le ronger, le salir avec la plus grande ferveur. Plus il est crade et plus je l'aime. Plus il tient debout tout seul, plus je lui cours après.

Peut-être que de le laver, c'est effacer les moments de vie dans lesquels il m'a porté. J'en aurais presque le blues. Le blues du jeans lavé.

Une autre question : qui porte qui ? À force de miasmes, mon jeans me sert de tuteur. Comme pour une plante. Pour bien se dresser, tout le monde sait qu'une plante a besoin de compost, de fumier. Et pour vous, ne suis-je pas un peu cela ? Quoi, chuis sale ?....

Mon geste est hautement altruiste en fait. Je vous explique : je ne lave pas mon jeans, donc je n'utilise pas de lessive et autres solvants. Je n'abuse pas de l'énergie de la machine à laver ou du fer à repasser de sorte que Tchernobyl ne passera pas par moi ! N'utilisant pas de pschitt amidonné, ni de lavande synthétique, je suis un des rares à déflorer autre chose que la couche d'ozone...

Alors, mon blue jeans à la couleur chatoyante et aux parfums intimes est le symbole de l'aboutissement de la complétude de mon abandon pour l'autre ? à l'autre ? en l'autre ? dans l'autre ?

Mon jeans bleu milite pour le respect de la Terre verte !

Emery Doligé(5 mars 2008)

http://mry.blogs.com

Culture buzz

Wonderbra recherche les plus belles poitrines d'Angleterre. Mesdemoiselles, Mesdames, Wonderbra souhaite vous auditionner pour devenir la nouvelle égérie de la marque de lingerie pour le lancement des tailles de bonnets D à G. Pour engager un maximum de femmes britanniques à prendre part à ce qui pourrait devenir le plus important « photoshooting» pour une publicité de sous-vêtements, Wonderbra offre la possibilité d'envoyer une photo sur le microsite ou de se rendre, jusqu'au 28 juin, directement au 1, Leicester Square, à Londres, où elles seront photographiées par un professionnel. Côté viral, Wonderbra nous propose des visuels d'objets qui définissent les seins de ces dames dans le langage populaire : melons, noix de coco, oreillers, etc. Au final, le panneau d'affichage devrait être une célébration de la poitrine britannique, la plus importante mosaïque publicitaire à base de seins « made in UK ». Les images seront également utilisées pour le calendrier sur le cancer du sein 2009. La révélation sera annoncée le 11 août 2008 dans un endroit central de Londres. Une version numérique fera aussi son apparition sur le site de la marque. De très bons résultats « off » et « online » en perspective. La directrice marketing de Wonderbra, Julia Nolan, ajoute : « Dans un monde de publicité mettant en scène des stars, cette campagne s'adresse directement à notre audience et offre la possibilité à chaque femme britannique d'avoir la chance d'être dans une publicité de Wonderbra. » En France, Wonderbra avait déjà connu un succès retentissant avec ce type de concours en ligne : 2 000 candidates, 27 000 votants en moins de trois mois pour élire la femme « la plus Wonderbra ».

Emmanuel Vivier (25 juin 2008)

www.culture-buzz.fr/blog

Le blog de Thomas Clément

Retour sur les bancs du lycée. Samedi matin, j'étais invité par mon ancien lycée à venir présenter les métiers de la pub lors du forum métiers. Ça m'a fait tout drôle de revenir là, de revoir ma prof d'allemand devenue préfet des études des premières et terminales, de monter sur l'estrade et de parler à des « djeun's » assis sur les mêmes bancs que ceux sur lesquels j'ai usé mes jeans Creeks, avachis sur les mêmes tables, celles sur lesquelles j'ai gravé, dessiné, joué au golf avec des billes de cartouches d'encre, usé les manches de mon sweat Best Company...

À part quelques couches de peinture aux teintes pastel, rien n'avait changé. À la fin de la rencontre j'ai tenté un petit sondage : « Parmi vous, qui a un profil Facebook ? » Tout le monde a levé la main. « Parmi vous qui tchate sur MSN ? » Personne n'a levé la main. MSN c'est pour les gamins, m'ont-ils expliqué et puis maintenant, y'a un module de tchat sur Facebook, alors pourquoi s'emmerder ?

J'avais l'impression d'être Philippe Manoeuvre au jury de la Nouvelle Star !

Après cette rencontre aussi enrichissante pour moi que pour eux, un jeune Playmobil me rattrape dans l'escalier : « Hé m'sieur, c'est vrai que tout le monde prend de la coke dans la publicité ? »

Thomas Clément (2 juin 2008)

http://clement.blogs.com

Observatoire des médias

Jean-Pierre Elkabbach garant de l'éthique journalistique. C'est beau, la radio, l'information. Je veux bien évidemment parler de l'annonce de la mort de Pascal Sevran, une fausse information imposée à l'antenne par le patron d'Europe1, Jean-Pierre Elkabbach.

Il y avait le label Tessier pour les sites Internet, et voilà qu'était en train d'arriver le comité d'éthique Elkabbach. Eh oui, c'est fin mars que nous l'avons appris, un groupe de réflexion éthique était en cours de constitution au sein de la rédaction d'Europe 1, chargé de travailler à la vérification des informations données notamment par les sites Internet. Mais pas seulement le site Internet d'Europe1, les sites Internet en général. Eh oui.

Mais pourquoi donc ? L'internaute est-il trop con pour faire la part des choses ? Lors d'un déjeuner de l'Association des journalistes médias, Elkabbach avait dit que le groupe en question serait chargé de réfléchir sur « les sources, la vérification de l'information, la crédibilité des sites Internet, des blogs, les rumeurs, les frontières entre la vie publique et la vie privée ».

Eh bien, il me semble que ce groupe est mort-né. Ou du moins sa portée. Il devra désormais plutôt se cantonner à Europe 1 qu'au reste de la sphère médiatique française.

Car l'information sur une présupposée mort de Pascal Sevran, ce n'est pas une information comme les autres. C'est une info de carnet, mais aussi une info people, et puis on n'annonce pas la mort d'une personne sans avoir vérifié les faits. [...]

Gilles Bruno. (23 avril 2008)

www.observatoiredesmedias.com

Vanina Delobelle

Les réseaux sociaux : un « must have ». [...] Le réseau social serait donc un incontournable de nos nouveaux modes d'interaction en ligne. Je pense pourtant que le réseau social n'est qu'un support, un outil ou encore un nouveau canal de communication et de mise en relation. Le réseau social vient en complément d'une stratégie globale et ne peut pas constituer une stratégie à elle seule. Regardons bien ce que font la majorité des réseaux. Ils cherchent maintenant à utiliser leur base installée de membres pour arriver à dégager du cash. Linked In vend des jobs, Facebook ne s'est pas encore trouvé, My Space vend du divertissement et tous ceux qui sont encore des réseaux sociaux purs associés à aucun « commerce » ne dégagent pas de chiffre.

Le réseau social serait dont un « must have » dans le cadre d'une stratégie globale et serait un atout complémentaire, comme l'ont été les grandes découvertes de ces dernières années que sont le courriel et le tchat. En effet, pouvez-vous aujourd'hui vous en passer ? Non. Eh bien ce sera la même chose pour les réseaux sociaux.

Cette nouvelle façon d'interagir avec son environnement en ligne entre de plus en plus dans les habitudes, à tel point que c'est déjà devenu un reflexe pour certains dès qu'ils ont besoin de quelque chose. Dire que les réseaux sociaux ont révolutionné notre rapport aux gens dans le monde virtuel est bien vrai. Encore une de ces révolutions qu'Internet nous a offertes.

Vanina Delobelle (8 avril 2008)

www.vaninadelobelle.com

W3SH

BMW Gina Light Visionary. La firme allemande crée la sensation en dévoilant la Gina Light Visionary. Ce concept-car aux lignes franches et agressives détonne dans sa conception puisque la carrosserie habituelle est remplacée par une toile flexible et résistante qui repose sur une structure rigide en métal et en fibre de carbone.

Cette matière textile permet de donner vie à la voiture et de dissimuler les fonctions qui ne sont pas utilisées, comme l'ouverture du capot ou les phares avant. Les phares et clignotants arrière, eux, ne sont visibles qu'à travers la toile, tout comme l'aileron arrière. Cette approche vivante du véhicule m'a littéralement bluffé. Il suffit de regarder l'ouverture du capot ou des portes et le plissement de cette « peau » pour être conquis ! Côté habitacle, on retrouve cette même volonté de minimalisme puisque seuls les éléments nécessaires au conducteur à l'instant T sont perceptibles.

Pierre Pongi (11 juin 2008)

www.w3sh.com

Café Mode

J'aurais voulu être une fille cool. [...] Je n'ai rien d'une fille cool. Je porte en moi trop de doutes, de maladresse et de manque d'assurance pour en être une. Mais - ou sûrement à cause de ça - la coolitude me fascine. J'admire les gens qui savent prendre les événements avec légèreté, se tirer de n'importe quelle situation avec élégance, garder leur calme en toute circonstance. Moi je serais plutôt du genre à stresser pour tout, tout le temps, démesurément. [...]J'ai beaucoup discuté de cette notion avec Mark, mon amoureux, qui est anglais justement. Dans les pays anglo-saxons, le terme est plus précis, plus restrictif. Alors qu'en France on aurait aujourd'hui un peu trop tendance à confondre ce mot avec ce qui est branché, là-bas, il continue de désigner une attitude bien particulière, faite de maîtrise de soi et d'absence d'émotions. Le summum du cool, c'est Miles Davis - dont l'album Birth of Cool dit bien ce qu'il veut dire - et Steve McQueen - l'acteur mutique amateur de bolides (en général, le cool aime flirter avec le danger et l'autodestruction). En termes de mode, les interprétations du cool sont variées. Pour moi, c'est être capable de bâtir son propre style en marge des tendances, c'est savoir mélanger les influences avec détachement, c'est demeurer imperméable à l'hystérie collective. [...]

Géraldine Dormoy (16 avril 2008)

http://blogs.lexpress.fr/cafe-mode

Presse-citron

La fable du blogueur qui aurait mangé un journaliste. Je ne sais pas s'il existe une définition précise et comparative de ce qu'est un journaliste par rapport à un blogueur, mais si je devais expliquer ça au proverbial extraterrestre qui viendrait poser son vaisseau sur ma terrasse et qui me demanderait comment distinguer l'un de l'autre (il paraît que c'est le principal sujet de préoccupation des aliens actuellement), je lui donnerais cet indice simple et à la fiabilité imparable :

- un journaliste ne parle jamais à la première personne (ou alors c'est un éditorialiste) ;

- un blogueur parle toujours à la première personne.

Au-delà de cette tentative - un peu courte - de distinction, et même si les frontières s'estompent, il y a quelque chose de l'ordre de l'indéfinissable qui ressort du travail journalistique : le recul et la mise en perspective. Vous savez, ce petit truc en plus qui vous fait dire immédiatement, et sur un même sujet, que « ça fait pro ».

Je compare souvent cette sensation à celle que l'on peut éprouver au regard de deux photos d'une même scène, la première faite par un photographe professionnel (ou aguerri) et la deuxième par un amateur : pas de différence technique fondamentale entre les deux clichés, mais pourtant, sans que vous sachiez dire exactement pourquoi, le premier vous parle et raconte quelque chose, alors que le deuxième est plat et muet.

La différence n'est pas que technique (même si on peut là aussi rapprocher ceci de la technique journalistique) : comme le photographe professionnel, le journaliste a su capter l'essentiel et composer le tableau de l'information à sa façon, pratiquant habilement une sorte de subjectivité... objective (ou invisible). Avec la profondeur de champ nécessaire et une maîtrise du flou avérée. [...]

Effectivement, je ne suis pas journaliste, je n'ambitionne pas de l'être, mais je ne suis pas contre essayer d'appliquer certaines des bonnes pratiques de ce métier, dans la perspective d'améliorer la qualité rédactionnelle et informative de Presse-citron.

Y a pas de mal à se faire du bien.

Eric Dupin. (18 juin 2008)

www.presse-citron.net

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