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Après Christine Santarelli en 2008, c'est au tour de Matthieu de Lesseux de quitter Duke, l'agence interactive qu'ils avaient fondée ensemble en 1999. Et sans faire injure à ceux qui restent, la question vient d'emblée, comme à chaque fois qu'une enseigne perd ses têtes: que va devenir Duke, récemment passée dans le giron de Publicis Groupe, sans ses deux cofondateurs?

La première réponse vient aussi vite que la question: personne n'est irremplaçable. En tout cas, c'est ce que l'on aime à croire. Car, dans les faits, l'histoire du monde nous enseigne que certaines personnes sont beaucoup plus difficiles à remplacer que d'autres. Personne n'a remplacé Picasso, par exemple. J'en entends déjà qui ricanent: les fondateurs de Duke ne sont pas peintres… Évidemment. Mais qu'on le veuille ou non, la communication est un métier d'hommes. Maurice Lévy, le patron de Publicis Groupe, nouveau propriétaire de Duke, ne me démentirait pas. Et dans un métier d'hommes, au risque de verser dans la tautologie, les hommes comptent.

Rendez-vous manqué

Alors, bien sûr, les dirigeants de Publicis Groupe diront que les enjeux de l'intégration de Razorfish, leur emplette de cet été, sont autrement plus importants que ceux de sa tête de pont française, arrivée par hasard dans la corbeille de mariage. Ils diront aussi que l'agence a suffisamment de talents pour survivre à ses géniteurs. Il n'empêche. Que le fondateur de Duke choisisse de s'en aller à la faveur du rachat de son agence par un groupe français ne manque pas d'interpeller. Même s'il y a longtemps que Publicis Groupe, avec un «e», n'a plus de nationalité. On se consolera de ce rendez-vous manqué en se disant que pour Matthieu de Lesseux, l'histoire s'était déjà écrite il y a deux ans, au moment de céder son indépendance aux Américains de Razorfish.

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