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Un cinquième du groupe Canal +. C'est ce que s'est offert Lagardère, la semaine dernière, en échange de sa participation dans ­CanalSat et 525 millions d'euros en ­numéraire (lire en page 8). En attendant mieux, c'est-à-dire, à très court terme, au moins un tiers de l'entreprise dirigée par Bertrand Meheut... et encore pas mal d'argent.

Du coup, et c'est nouveau, le groupe Canal + présente la particularité de compter dans son tour de table le gotha des médias français : Lagardère, donc, mais aussi Vivendi, premier actionnaire, et surtout TF1 (9,9 % de l'ensemble) et M6 (5,1 %) ! Drôle d'attelage, quand on se remémore l'histoire récente de la ­télévision française. Que ce soit Patrick Le Lay, président de TF1, ou Nicolas de Tavernost, son homologue de M6, tout ce petit monde était déjà là il y a presque vingt ans, au moment de l'ouverture du paysage audiovisuel à la concurrence. Les voir réunis dans Canal +, qui a bâti son succès sur un modèle de télévision payante auquel peu de monde croyait à l'époque, ne manque pas de sel. Compte tenu des intérêts en jeu et des clauses de sortie diverses, tout ce petit monde est évidemment condamné à s'entendre.

Quant au groupe dirigé par Arnaud ­Lagardère, ce retour au premier plan télévisuel est assez symbolique. Certes, après la déroute de La Cinq, en 1992, Lagardère n'avait pas abandonné la ­télévision, multipliant, avec plus ou moins de bonheur, les participations dans des thématiques. Mais les observateurs noteront que par rapport à son père Jean-Luc, ­Arnaud avance plutôt prudemment sur ce dossier, se réservant le droit de faire machine arrière ou, inversement, de renforcer ses positions. Peut-être parce que contrairement à ses homologues, lui, au moins, a le temps.

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