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A-t-on jamais autant parlé de don d'organes en Europe ? C'est le résultat paradoxal et dérangeant du canular diffusé vendredi 1er juin en prime time sur la chaîne de télévision publique hollandaise BNN. The Big Donnor Show avait tout pour déplaire, jusqu'au producteur Endemol dans le rôle du grand méchant loup. Condamnation unanime avant, mais réactions plus partagées après. Entre-temps, un buzz infernal dans toute l'Europe. Résultat : 1,2 million de téléspectateurs devant BNN (7,5 % de la population totale du pays) et 12 000 demandes de formulaires d'inscription au registre des donneurs d'organes. La fin justifie-t-elle les moyens ? À quelques jours du bac philo, la question mérite en effet d'être posée... Aux Pays-Bas, le ministre en charge des médias, Ronald Plasterk, a une réponse : l'émission est « une manière intelligente d'attirer l'attention sur le problème des dons d'organes ». En France, la Fondation greffe de vie, qui s'était déclarée « particulièrement choquée » avant l'émission, se dit après coup, par la voix de sa directrice générale, Yvanie Caillé, « soulagée que ce soit un canular » tout en notant « l'efficacité » du procédé. En un mois de campagne presse et affichage, en octobre-novembre 2006, Greffe de vie a enregistré environ 50 000 demandes de « passeports de vie ». Aujourd'hui, elle planche sur un projet de « grande émission de sensibilisation » au don d'organes, souhaitant donner « une nouvelle dimension » à un genre popularisé par le Téléthon. Un projet « plutôt bien accueilli par les chaînes », confie Yvanie Caillé, qui ne souhaite pas en dire davantage. Et si, vendredi 1er juin aux Pays-Bas, un verrou avait sauté ?

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