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Âmes sensibles, s'abstenir. En décembre 2007, l'emploi dans les médias américains a touché un plus bas historique, comme on dit dans les milieux boursiers, avec 886 900 salariés. Soit le plus mauvais chiffre depuis quinze ans. Selon le magazine Advertising Age, qui a compilé les plus récentes données du Bureau américain des statistiques du travail, depuis le pic de l'année 2000, celle de la folie des « dotcoms » selon l'expression d'alors, les entreprises de médias ont détruit un emploi sur six. Heureusement que le chiffre de l'emploi dans les médias américains intègre les quelque 80 000 employés des compagnies Internet...

Dans ce paysage dévasté, les plus touchés sont les quotidiens, qui représentent à eux seuls la moitié des emplois supprimés ces sept dernières années dans les médias. Un quart des postes y ont disparu depuis le pic de 1990. Les quotidiens comptaient alors pour 50 % des emplois. Ce taux est tombé à 38 %. Un résultat calamiteux qui dit tout de la crise sévère que traverse la presse écrite outre-Atlantique.

Gros ou petit, coté en Bourse ou non, célèbre ou anonyme, aucun éditeur de presse ne semble y échapper. Cela dure depuis des années et ce n'est manifestement pas près de s'arrêter. Dans la litanie des suppressions d'emploi, les plus récents ont pour nom New York Times, Chicago Tribune et Los Angeles Times. On s'attend maintenant à ce que le délicat Murdoch passe le Wall Street Journal à la paille de fer.

Ce qui survient aux États-Unis, a-t-on l'habitude de dire, arrive en Europe avec un temps de décalage. Il n'est hélas pas interdit de penser que cela se vérifiera une fois encore.

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