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Politique

Les Républicains ne sont ni de gauche… ni de gauche !

05/05/2015 - par Olivier Aubert, coprésident d'Aubert Storch Associés Partenaires

« Captation d’héritage », « hold-up », « danger pour la démocratie », « appropriation partisane », autant de cris d’orfraies poussés par la gauche au simple énoncé de ce qui pourrait peut-être se substituer à l’appellation UMP – Les Républicains. Le paradoxe réside dans le fait que les champions du monde de la commémoration repentante font preuve sur ce sujet de la République d’une amnésie historique troublante, qui est bien dans la logique de l’entreprise de décérébration systématique des programmes d’histoire qu’ils sont en train de mettre en œuvre. A trois reprises dans notre histoire, la gauche a envoyé la République dans le fossé et à trois reprises, ce ne sont pas des hommes de gauche qui l’ont rétablie.

 

En 1793-1794, dans la continuité des massacres de septembre 1792, la gauche jacobine de l’époque a fossoyé une première fois la République par sa politique de terreur institutionnalisée et généralisée à tout le pays. Politique terroriste qui a provoqué la fin de la République et nous a conduits tout droit vers l’Empire. Il faudra donc attendre 1871 pour que la République s’installe en France de manière durable, grâce à des républicains de fait et de raison comme Thiers que l’historiographie marxiste et bien-pensante abhorre.

 

En 1940, l’assemblée de gauche du Front populaire élue en 1936 vote à une très large majorité les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, mettant ainsi un terme tragique à la République. Il faudra attendre la Libération pour que le général de Gaulle rétablisse la République en France avec ses valeurs, son état d’esprit et des intuitions institutionnelles visionnaires qui ne seront hélas pas suivies par les partis de gauche.

 

En 1958, la IVe République agonise dans les troubles du fiasco algérien qui menacent jusqu’à son existence même. Agonie entamée congénitalement dès sa naissance, lorsque la gauche s’opposera au général de Gaulle jusqu’à provoquer son départ en janvier 1946 pour établir le fameux régime des partis que les socialistes et affidés domineront pendant plus de dix ans. C’est de Gaulle, encore lui, qui restaurera la République dans toute sa souveraineté en la sortant de l’ornière de son impuissance avec la création de la Ve.
 
Transcender les vieux partis à bout de souffle et inventer une nouvelle forme d’expression démocratique avec un projet vraiment novateur est une impérative nécessité à l’heure où la défiance à leur égard est unanime et sans doute définitive. Qui peut soutenir qu’il faut conserver des acronymes abscons (UDF, UDI, UMP, UDR, UNR, PRG, MoDem), des mots passe-partout interchangeables et vides de valeurs comme union, rassemblement, mouvement, parti, majorité ? Qui peut encore se ranger derrière les vieilles lunes idéologiques des partis « en iste » d’un autre siècle, comme communiste ou socialiste ? Qui peut encore soutenir que le concept même de parti et de partisans est la bonne réponse au déficit de participation démocratique ?

 

Se revendiquer de l’héritage républicain, s’inscrire dans une histoire française au-dessus des partis avec ses valeurs intemporelles d’autorité, de méritocratie, de laïcité, de liberté et ses référents illustres comme Ferry, Clémenceau ou de Gaulle ne serait qu’un juste retour de notre histoire.

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