Dialectique populiste
Et c'est ainsi, insidieusement, en même temps qu'il s'agit d'expliquer l'économie-monde à l'opinion publique, qu'une lecture morale de la crise s'installe peu à peu dans les médias et chez les hommes politiques. Que dire encore de l'indécence suggérée de ces 70000 euros face à la recherche des patrons "golden-parachutés" d'une entreprise en faillite ? Tout devient caricature de ce que l'opinion ou la morale réclameraient.
Dans un monde d'images en réalité fort peu coutumier de l'information financière, il faut rendre tangible et visible ce qui paraît ne pas l'être. Les bons patrons et les mauvais patrons. Cette dialectique populiste va peut-être à nouveau écarter la véritable analyse économique et politique du sujet. Les hommes politiques, à la manœuvre dans ce travail d'assainissement prétendu, s'affichent comme les garants de l'intérêt général – mais ils n'oublient jamais leur intérêt propre et leurs tactiques de court terme.
La crise de confiance est bien là, partout présente. Et, peut-être que dans la litanie des articles qui affirment ou infirment avec la même certitude, au gré des analystes, l'analogie à la crise de 1929, ces «experts» oublient d'en rappeler une dimension sémantique: 1929 fut qualifiée de Grande Dépression. La crise de confiance actuelle risque de se transformer en des millions de petites dépressions…
Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire :
Identifiez-vous

Formations et conférences Stratégies
• Optimisez l'efficacité de vos relations presse
• Communication interne
• Créativité et solutions marketing
• Planning stratégique
• Digital Paris 2012