Les labos, de leur côté, s'ils sont conscients de la nécessité de communiquer, ne souhaitent pas être accusés de précipiter la tendance, de peur de perdre la confiance des prescripteurs. Ils s'entourent donc d'un luxe de précautions quand ils communiquent vers le consommateur, s'associant souvent avec les associations de malades ou les sociétés savantes, ce qui crédibilise leur démarche.
Chacun y trouve son compte dans la mesure où une campagne permet souvent de façon efficace de parler d'une maladie parfois ignorée. Favorisant une détection précoce des symptômes et une meilleure prise en charge du patient. L'équilibre du système est précaire mais il existe.
Aux États-Unis, où la communication B to C a pris une importance considérable ces dernières années, des critiques se font jour pour dénoncer les effets pervers du consumérisme dans le secteur de la santé. Mais, en France, on en est loin, et la prudence des acteurs permet d'être confiant dans l'évolution de sa communication. On peut même considérer qu'il existe encore une assez grande marge d'expression en communication B to C pour les labos. Le principal frein réside plutôt dans la maîtrise imparfaite du langage patient par les partenaires historiques de l'industrie.
En temps de crise, les agences généralistes pourraient saisir ainsi l'opportunité d'investir un secteur auquel elles se sont peu intéressées jusqu'à présent. Faisant de l'ombre aux agences santé. À moins que celles-ci, qui ont pour elles la légitimité et l'expertise technique, ne fassent leur «aggiornamento» en intégrant de nouvelles compétences.
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Lire notre dossier Communication santé page 28
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Mots-clés :
santé, communication

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