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Les JO d’hiver se sont ouverts à Pyeongchang, en Corée. Chaque discipline diffusée sur nos écrans nous fait mesurer, comme à chaque olympiade, le poids de l’effort que chaque sportif doit fournir pendant quatre ans pour quelques minutes de performance et, pour certains, l’obtention d’une médaille. Mais en ouverture et fermeture de chaque programme, avez-vous remarqué la nature du message d’un constructeur automobile, partenaire des jeux ? Toyota fait fort. Très fort. En effet, la marque japonaise n’y promeut pas un nouveau modèle. Non, Toyota défend une posture singulière : celle de la mobilité pour tous. Avec moult prototypes de produits pour personnes à mobilité réduite, citadins pollués ou souffrant de cécité. Et le constructeur dit tout de l’avenir de cette activité industrielle si centrale des échanges marchands du 20ème siècle. La voiture était symbole social et quintessence de liberté et… devient outil de mobilité en se détachant de la sacro-sainte propriété pour migrer vers l’usage. Un peu comme si la SNCF se mettait à penser comme BlaBlaCar… rendez-vous demain, dès aujourd’hui.

La confiance, un ciment invisible

Demain, toujours, où un hashtag a, récemment, fait du bruit… #earntrust fut le fil rouge d’une soirée. Celle organisée par Elan-Edelman pendant laquelle Marion Darrieutort, CEO, rappelait en introduction que faire le pari d’une société de relations davantage que de contrôle était un pari nécessaire. Indispensable. Que poser les jalons de succès partagés permettait de voir demain plutôt que de le subir. Qu’en somme, un succès unipersonnel, s’agissant d’une personne ou d’une organisation, ferait bientôt partie du passé. Qu’enfin, la confiance était un ciment invisible. Outre l’aspect esthétique de la formule, elle dit beaucoup de ce que pourrait être demain. Parler à l’autre consistant davantage à l’écouter et à construire, avec lui, qu’à tenter de lui asséner une vérité. Sa vérité. Et puis comment ne pas s’enthousiasmer de voir, enfin, les relations publics poser les jalons de la communication de demain. Celle qui ne dit pas « je vais te vendre un truc buddy » mais qui raconte quelque chose du genre « écoute, ton voisin dit que c’est bien ».

Demain, encore ! Il y eut « En Marche », hier, qui semble avoir ouvert une voie. Depuis, au moins deux mouvements politique du même genre ont vu le jour. À droite. Les Patriotes et La Manufacture. Le premier, signé Florian Philippot, semble patiner, engoncé dans un melting-pot idéologique allant de la fronde anti-UE au populisme économique siglé du rêve d’un produire-consommer français. Le second, lui, fait salle comble. Sans faire de bruit. Comme si les renaissances politiques de demain allaient éclore par le bas. Hors des sentiers médiatiques classiques. À suivre. De près.

« Mennel-Hulot-Darmanin » gate

Enfin, retour à aujourd’hui et du signe des temps : le « Mennel-Hulot-Darmanin » gate. Ou quand le soupçon dispute le premier rang à la démocratie et à la présomption d’innocence. Le sociologue américain Bernard Berelson, dès les années 40, étudiait en détail les stratégies comportementales guidées notamment par les mécanismes de la rumeur. Plus de 70 ans plus tard, les ravages sont les mêmes. Températures en hausse sur ce front-là, les trois incriminés du moment ont, tous, dû régler leurs vies en fonction d’un état de l’opinion chauffé à blanc. La première a quitté un jeu télévisé parce que quelques tweets malheureux n’ont pas résisté au déluge identitaire allant jusqu’à faire douter, publiquement, le diffuseur. Alors qu’elle aurait pu représenter une France qui doute et se cherche tout en étant multiple, vive et vivante, son opposée – celle d’hier pour ne pas dire davantage – a gagné le combat. Le duo politique, lui, doit se défendre d’une possible vindicte populaire attisée par quelques plumes avant ou après que l’institution judiciaire ait tranché ou classé sans suites. Dans ces trois cas les plus récents… pas la moindre preuve, contemporaine, de ce qui se passe dans leur esprit qui, lui, est pourtant bien amoché. Signe des temps ? Changeons-en.

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