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Tchat avec Thomas Clément

06/03/2008 - Thomas Clément, directeur associé chargé des activités Web chez DDB, était l'invité, lundi 3 mars, du tchat de Stratégies, en partenariat avec Canalchat. Le texte integral

Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir d'accueillir Thomas Clément, directeur associé en charge des activités Web chez DDB.

Thomas Clément. Bonjour à toutes et à tous !!! Enfin à toutes celles et à tous ceux qui ne sont pas en vacances ! ;-)

Vincent. Salut, est-ce que tu penses que DDB peut parvenir au même niveau sur le digital qu'en pub "traditionnelle" ? Et si oui, en combien de temps ?

T.C. Les projets sur lesquels nous travaillons actuellement me laissent penser que d'ici 6 mois nous n'auront rien à envier aux pure players.

Antoine. Pensez-vous qu'il est possible de se faire accepter par une communauté, et ce de manière "durable", sans partager ses valeurs ?

T.C. Oui, on peut ne pas partager les valeurs d'une communauté et accepter leur existence, voire s'y intéresser. De plus, les communautés apprécient souvent la contradiction tant qu'elle apporte quelque chose, qu'elle permet de faire avancer la communauté.

François. En termes d'audience, quand peut-on dire qu'une campagne digitale est un succès ?

T.C. Ça dépend vraiment des objectifs et de la cible qu'on a déterminée. Parfois, on peut juste chercher à toucher des « influenceurs » et obtenir des retombées dans les médias offline. ça dépend vraiment du genre de campagne si c'est une campagne de buzz ou une campagne de bannières mais avec 31 millions d'internautes la barre du succès est de plus en plus haute et de nouveaux outils de mesure du succès (comme ceux développés par Scanblog par exemple) vont devoir apparaitre car nos clients sont de plus en plus exigeants.

compagnon3. La baisse de régime de fréquentation des réseaux sur le Net annonce-t-elle déjà un revirement des internautes et la fin d'un effet de mode ?

T.C. Si tu parles des réseaux sociaux, ils se sont développés avec une telle vitesse grâce à leurs fonctionnalité virales qu'il est normal qu'on assiste à un certain ralentissement. En revanche, ce ralentissement n'est pas vraiment marqué en France et le côté open de Facebook (tout le monde peut développer des applis) le met à l'épreuve de l'obsolescence. Facebook vient de lancer son appli musique pour concurrencer MySpace, j'attends de voir avec impatience si cela va prendre (car je m'intéresse beaucoup au secteur de la musique).

rolandM. Bonjour ! Je ne comprends pas votre métier... ça consiste en quoi exactement ????

T.C. En fait, c'est super simple. Je travaille dans une agence de publicité, tu sais les sociétés qui inventent les petits films qui passent avant le JT de 20h sur TF1 et mon rôle dans cette agence est de faire en sorte que les idées de nos créatifs explosent aussi sur Internet de trouver et de produire les contenus qui vont aider à porter les messages des marques sur le web.

compagnon3. Que penses-tu de la qualité des créations sur le web ?

T.C. Je trouve qu'elle n'est pas toujours au niveau de ce qu'on peut voir dans les medias offline. Ceci s'explique par le fait qu'au départ les « web agencies » étaient des sociétés à dominante technique. Autrefois, les flasheurs étaient des profils techniques. Aujourd'hui, ce sont de plus en plus des créatifs. Mais, parfois, on cherche encore à en mettre plein les yeux visuellement et techniquement au détriment de la stratégie marketing.

paul. Vous pensez qu'une campagne médias qui n'utilise pas le Web aujourd'hui est vouée à l'échec ???

T.C. Sur certaines cibles OUI. D'ailleurs, aujourd'hui, certains clients de l'agence commencent même à accepter l'idée de lancer leurs produits uniquement sur le Web, quand on veut toucher les 15-25 ans par exemple... Les jeunes regardent de moins en moins la TV, en tout cas la TV comme on l'entendait autrefois, c'est à dire passifs dans leur canapé en mangeant une pizza. Ils consomment des contenus vidéo sur le Web et les marques qui voudront les toucher devront s'associer à ces contenus de façon intelligente et non intrusive.

maurince. Vous êtes connu avant tout comme le rigolo du blog, comment endosser un costume de « Chief Officer » chez DDB et convaincre vos clients ?

T.C. Très bonne question :) C'est vrai que même pour ce Chat, je suis présenté comme le blogueur de service alors qu'en fait, je travaille dans le Web depuis 1996. Mon blog n'existe que depuis 2 ans et demi. Chez DDB, je suis directeur associé en charge des activités Web et je gère une équipe de 12 spécialistes des contenus et des dispositifs web. Mon blog est un formidable laboratoire et ses 2000 visiteurs uniques pas jour me permettent d'avoir des retours en temps réel sur plein de contenus et puis j'ai constaté que tous me clients adoraient lire mon blog ce qui est cool et en même temps un peu flippant. Pourquoi ? Parce que je dois faire un peu attention à ce que je dis et surtout ne pas divulguer d'infos confidentielles


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