Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

La Bourse s'effondre. «Ne paniquez pas, disent les experts, il faut savoir raison garder.» Dans le même temps, on lit dans la presse: «Les investisseurs restent sur les nerfs», «L'abaissement des taux n'enraye pas la panique des places boursières», «La planète financière au bord de la crise de nerfs»… Bref, ça ne rigole pas.

Bush a beau injecter des milliards, ça ne fait rien, pas plus que la BCE [Banque centrale européenne] avec l'abaissement de son taux directeur. On a créé par réflexe pour se rassurer des commissions par-ci par-là, et surtout par-là... Et ça panique toujours du côté des places boursières. Les médias ont un rôle, bien sûr, dans cette affaire. C'est comme les faits divers ou les rebondissements dans la vie de Britney Spears: ça fait vendre et ça fait de l'audience.

Pendant ce temps, pour les épargnants comme vous et moi, ce n'est pas non plus la franche rigolade, mais nous laissons notre argent dans les banques en se disant que ça va bien remonter. Il y aurait pourtant tout lieu d'être inquiet car personne parmi les professionnels n'est capable de prévoir ce qui va se passer.

Alors, les «expertologues» font dans la phrase creuse. «La solution consiste à injecter de la crédibilité sur les marchés», «nous voulons de la sorte recréer les conditions de retour à la confiance», «on ne peut trouver de solutions que dans une vision collective»... ça ne mange pas de pain, tout ça.

Je me demande vraiment avec tous les billions de milliards qui circulent comment la planète financière n'arrive pas à avoir une parole sensée - au mieux se taire plutôt que d'affoler. Il s'agirait de traiter une communication de crise, mais là, une vraie. Cela donnerait lieu à un joli brief, non? Cela éviterait toutes ces «bla-blateries».

Et comme les «expertologistes» ne savent pas quoi dire d'intéressant en termes de vision, ils parlent de ce qu'ils voient de près, autant dire ce que l'on voit, nous. Donc, on se dit que nous aussi nous sommes experts, puisqu'on voit la même chose et qu'à force de l'entendre, on est capable de «réciter» d'un trait le roman de la crise des «subprimes». Le mot «subprime» est ainsi rentré dans le vocabulaire de tous les jours, au même titre que l'expression «ça va grave». On était des «consomexperts» de la consommation courante, on devient «consomexperts» en finances, placements, «no panique».

Et la communication de crise? Le «consomexpert» se fait sa propre com de crise dans sa tête avec un bon brief. La cible: c'est moi. Le problème: je ne peux faire confiance à personne. L'objectif: faire ce que je pense de bien. La réponse attendue: dormir, ne plus écouter ce qui se dit et retrouver la sérénité. L'agence retenue: l'agence «consomexpert», c'est-à-dire lui-même!

Envoyer par mail un article

Tous aussi experts

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies