Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Picrochole, quand tu nous tiens... Depuis quelques semaines, par pages de publicité, articles, blogs interposés, Le Monde et Le Figaro se déchirent à belles dents pour savoir lequel mérite le titre de premier site d'informations généralistes en France. Ces escarmouches promotionnelles sont bien sûr monnaie courante dans les rivalités commerciales des grandes régies publicitaires. Notre groupe n'a d'ailleurs pas la réputation d'être le dernier à ce petit jeu. Pourtant, aujourd'hui, nous appelons à la paix des braves...

Véritable pionnier du Web pour la presse, et reconnu par ses pairs comme tel, lemonde.fr a longtemps dominé les deux classements existants: Médiamétrie-Nielsen Net Ratings et l'OJD. Il ne s'est logiquement jamais privé de communiquer dessus. Depuis quelques mois, il ne domine plus «que» le classement OJD, tout en restant régulièrement dans le Top 5 du classement Médiamétrie. Longtemps challenger, Le Figaro avait communiqué lors de sa relance en octobre 2005 sur sa détermination à rejoindre le haut de ce classement. Lefigaro.fr, lui aussi depuis plus de dix-huit mois dans ce Top 5, a atteint la première place des sites de news lors du sondage Net Ratings de juillet. Depuis 2005, et même lorsqu'il était dans les profondeurs du classement, Le Figaro n'a jamais communiqué ses objectifs autrement qu'en termes Médiamétrie-Nielsen.

Net Ratings est aujourd'hui l'outil référent du marché publicitaire. Il vient de proposer une réforme, attendue des utilisateurs, avec un fort élargissement de son panel. De plus, l'ensemble des médias travaille actuellement sur une grande étude d'audience plurimédia (affichage/TV/radio/Internet… et presse) qui utilisera ces données. En bref, il ne nous paraît guère raisonnable de déstabiliser en pleine crise un thermomètre sûrement imparfait, mais qui marche. Plus important, le match sur le Web ne se joue pas qu'entre marques de presse. La concurrence s'y appelle Google, Yahoo, AOL, Orange, TF1... C'est à ces joueurs que se frottent nos sites de presse, et ces joueurs se retrouvent tous seulement sur Net Ratings.

Depuis quatre ans, nous travaillons d'arrache-pied à combler notre retard numérique. En 2008, Internet représentera près de 16% du chiffre d'affaires du groupe. Nous y employons 600 de nos 2 000 collaborateurs. Grâce à la détermination de notre actionnaire, nous avons pu acquérir de nouveaux sites cohérents avec notre projet (Sport 24, Evene, Ticketac, Meteo Consult, etc.) et avons pu renforcer nos positions dans les annonces classées en ligne avec la création d'Aden Classifieds (Cadremploi, Keljob, Explorimmo, Cadres on line, etc.). Notre pôle Nouveaux Médias est bénéficiaire et contribuera significativement au résultat du groupe.

En ce qui concerne lefigaro.fr, concerné par la polémique, nous avons privilégié le développement organique. L'activité est totalement intégrée au groupe Figaro, avec la même structure capitalistique. Elle est installée au même étage que la rédaction du quotidien, le studio de production audiovisuelle ayant été lui volontairement placé au cœur du journal.

Nous regrettons cette polémique avec Le Monde. Les «vieilles» - et trop vite enterrées - marques de quotidiens «performent» magnifiquement sur le Web. Lequipe.fr «archidomine» le classement des sites de sport devant les marques de l'audiovisuel ou des pure players. Lesechos.fr apparaît comme le challenger le plus sérieux de Boursorama et la seule chaîne Bourse-Finances du figaro.fr, en moins d'un an, talonne déjà boursier.com, star de la nouvelle économie. Enfin et surtout, lemonde.fr et lefigaro.fr se sont sans doute durablement installés dans le peloton très fermé des leaders de l'info au milieu de Google News, Yahoo News et Orange News.

Ce n'était pas gagné d'avance. Nos forces sont connues. Des marques fortes, ancrées dans l'histoire et ayant forgé au fil du temps des contrats de lecture respectés et solides. Des journalistes, nombreux et de qualité, que nous continuons fièrement d'entretenir bien au-delà de ce que concèdent en la matière nos nouvelles concurrences. Ils sont le gage de la qualité, de la différence de notre information. Nous avons su jouer de ces atouts en les confiant à des équipes numériques professionnelles.

Les succès des grands quotidiens nationaux sur Internet sont la meilleure nouvelle de notre secteur. Celle qui fait que de jeunes talents ont envie de rejoindre nos entreprises. Bien sûr, les modèles doivent encore être affinés mais qui ne voit pas dans la combinaison print/Web l'espoir de notre réussite future? À l'heure où débutent les sessions de travail des États généraux de la presse, soyons responsables. Saluons nos succès respectifs plutôt que de les détruire. Syndiquons notre discours auprès des annonceurs et des agences médias plutôt que de les fatiguer de nos querelles. L'Équipe est premier. Le Monde est premier. Le Figaro est premier. C'est enfin la presse qui gagne.

Envoyer par mail un article

La presse qui gagne sur le Web

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.