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Le pire se produira si nous l’attendons

20/11/2008 - par Jean-Marc Cortade, consultant

Un bûcheron qui coupe du bois pour l'hiver voit passer un Indien. Il lui demande : «L'hiver sera-t-il froid, grand chef indien ?» «Hugh ! Hiver froid», répond l'Indien. Il se met à couper du bois de plus belle. Le lendemain, l'Indien repasse et le bûcheron lui demande si l'hiver sera vraiment aussi froid qu'il le dit : «Hiver très froid...» Alors le bûcheron coupe une montagne de bois. Le jour suivant, l'Indien repasse : «Hiver très, très froid !» Le bûcheron lui demande : «Comment devines-tu que l'hiver sera rigoureux ?» «Vieux dicton indien, répond l'autre, quand homme blanc couper du bois, alors hiver très froid !»

La crise économique qui suit le séisme financier me rappelle cette histoire naïve. Chacun s'observe et prédit une crise sans précédent... qu'il ne devine qu'à la frilosité de ses confrères et de ses partenaires. Tout le monde se scrute et chacun diffère ses décisions, ses investissements et ses actions. Il s'ensuit une prévision des plus pessimistes.

Je ne suis pas grand chef indien, mais je peux prédire que le pire se produira si nous l'attendons. Le phénomène qui a touché la planète financière atteindra aussi le monde réel pour les mêmes raisons : la crise de confiance. Si plus personne n'investit, si tous les décideurs ajournent leurs projets, alors la cascade touchera toute l'économie.

Et pourtant, combien d'entreprises sont directement touchées par la crise financière ? Très peu, au fond. Nombreux sont les dirigeants qui, analysant la situation froidement en octobre, se disaient à l'abri des difficultés parce que engagés dans des marchés de long terme sans rapport avec les secteurs affectés. Je n'en connais pas aujourd'hui qui tiennent encore ce discours.

Pour entrevoir la solution, il faut analyser les causes. La confiance est altérée, il faut la rétablir. Mais qu'est-ce qui serait de nature à restaurer ce climat d'optimisme qui permettrait de remettre les gaz de l'économie réelle ? L'embellie des marchés financiers ? Peut-être. Un semblant de réalisme de la part des décideurs ? Sûrement, mais c'est bien plus utopique...

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