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Changement climatique, assemblée générale des Nations unies, G20... La semaine américaine passée fut une semaine d'opportunités pour Nicolas Sarkozy: après la France et l'Europe, Sarko peut s'imposer comme une marque politique mondiale.

Si, à leur façon, VGE, Mitterrand et Chirac furent tous de grands présidents diplomates, la dernière marque politique mondiale française fut et demeure le général de Gaulle. Aujourd'hui, il y a comme un appel du vide dans un monde devenu multipolaire qui cherche la ou les figures politiques mondiales. C'est la chance de Nicolas Sarkozy. C'est aussi la chance de la France et une nécessité pour l'Europe.

20 janvier 2009. Fin de l'interlude électoral américain. La réalité a repris ses droits. Les États-Unis ont quitté l'espace de la fantaisie. Et avec eux le monde, qui a poursuivi sa course folle vers la dépression. Reste que, comme Twitter, Facebook ou Youtube, nouvelles «global brands» contemporaines, une marque politique inconnue il y a quatre ans est devenue mondiale, unique, attractive, puissante et pour l'instant encore conquérante: Barack Obama.

Durant ces quatre années, d'autres personnalités se sont révélées. Certaines se sont imposées. Parmi elles, Nicolas Sarkozy a rendu un visage et une voix à une Europe qui en manquait cruellement. La présidence française s'est affranchie d'un échec annoncé dans la succession des crises et un activisme politique et diplomatique efficace.

Française, la marque Sarko a posé les bases de sa possible globalisation. Et contre toute attente, après les 200 premiers jours d'Obama, il reste de l'espace pour poursuivre l'extension d'une marque politique nationale vers une dimension mondiale. Sarko «global brand», voici la nouvelle frontière à franchir.

Les autres leaders européens ne sont pas des adversaires. Ni Gordon Brown, ni Angela Merkel, ni Silvio Berlusconi. Traîne encore l'ombre de Tony Blair, prête à se réincarner dans la présidence de l'Union européenne. Certes, Poutine, Chavez, Lula proposent des narrations maîtrisées au reste du monde. Mais il n'existe pas de réelle histoire alternative.

Scrutin présidentiel mondial

Comme Obama au lendemain de son élection, Sarkozy doit se poser comme un homme qui veut changer le monde. Comme lui, il doit s'incarner dans une mythologie «live» et globale. Il doit nous prendre par la main en temps réel. Écrire et nous raconter l'histoire en même temps. Comme celle de Barack, la saga Sarko doit être racontée au reste du monde et plus seulement aux Français.

Mais contrairement à la marque Obama-USA, séduisante sûrement, puissante certes mais gloutonne aussi, qui tente de projeter son ADN sur toute la surface du globe, la marque Sarko peut se déployer en creux. Comme un écran local et global à la fois, sur lequel chacun peut projeter ses peurs, ses espoirs surtout. Recevoir et relayer pour incarner une nouvelle mythologie, mais plus modeste, française et européenne.

Durant son élection et depuis, Barack Obama a cultivé un rapport personnel avec les Américains et tenté de faire de même avec les peuples du monde. Devenu président des États-Unis, la stratégie touche ses limites. Président français de l'Europe, Nicolas Sarkozy a lui aussi fréquenté les rivages de la popularité mondiale sans pour autant s'engager dans une telle stratégie de conquête. Conflit du Caucase, crise financière: il a été aux avant-postes.

Il s'agit de pousser plus loin ce mouvement auprès des peuples, mais pour partager plus modestement confiance et crédibilité. Il peut s'affirmer en ami mais aussi en contre-pouvoir face à un Barack Obama dont la popularité a replacé la puissance de l'Amérique au cœur de la scène internationale.

Un Nicolas Sarkozy «polyphonique» peut encore progresser dans la maîtrise du «momentum» de ce qui ressemble à une campagne globale permanente. Comme si l'enjeu était de remporter un scrutin présidentiel mondial. L'Europe attend, une partie du monde aussi. La France a une chance: celle de favoriser l'éclosion d'une marque politique mondiale. Nicolas Sarkozy ?

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Sarko, marque mondiale ?

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