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Le secret aujourd’hui, c’est qu’il n’y en a plus… ou presque !

15/10/2009 - par Emmanuel Bachellerie, directeur associé de Bach & Partenaires, administrateur du Syntec RP

Multiplication des terminaux fixes et mobiles, circulation accélérée de l'information, journalisme collaboratif, déploiement exponentiel des réseaux sociaux personnels ou professionnels, flux RSS, forums de discussion, naissance et développement rapides des plates-formes de microblogging... l'information est partout, tout le temps et (presque) pour tout le monde.

Les hyper «consommacteurs» médiatiques que nous sommes devenus en moins de 10 ans auraient dû, avec cette (r)évolution, être les grands gagnants de ce New Deal démocratique. Est-ce le cas? Oui et non.

Oui, car aujourd'hui, peu de faits demeurent sous le sceau du secret et aucun acteur économique, social ou politique ne peut préjuger de ce qu'il se dit ou se dira sur lui à quelque moment et où que ce soit. Que l'information soit avérée, vérifiée, partiellement exacte voire inexacte, elle se propage comme une traînée de poudre.

Non, car il ne suffit pas de savoir, encore faut-il bénéficier d'une information fiable, utile et sincère. La fiabilité garantirait ainsi l'expression d'un libre-arbitre efficient. L'utilité contribuerait à amoindrir le nombre de points de vue ou commentaires émanant davantage d'un registre émotif. La sincérité, enfin, tendrait à affaisser une éventuelle propagande progressive et protéiforme.

Les récentes résolutions, adoptées à l'unanimité par la Commission fédérale du commerce des États-Unis, sont un premier pas vers cette information fiable, utile et sincère. En effet, à compter du 1er décembre 2009, les blogueurs américains auront l'obligation de spécifier si un article est, ou non, sponsorisé par une marque. En clair, si un rédacteur a été rémunéré pour écrire tel point de vue, telle présentation de produit ou tel commentaire sur un événement. Tout contrevenant à cette obligation pourra être passible d'une amende allant jusqu'à 11000 dollars. Les organisations outre-Atlantique ont été, encore une fois, les premières à se mettre en rangs serrés.

Dynamique d'ouverture

Et en France? Nous avons, au Syntec conseil en relations publiques, adopté à l'unanimité une charte des bonnes pratiques s'agissant de nos relations et de nos méthodes de travail avec les nouveaux médias. Transparence des émetteurs d'informations, qu'il s'agisse de nos agences ou de nos clients, aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit, en échange d'un article, post ou commentaire sur tel ou tel média, ou encore parfaite fiabilité des informations que nous communiquons font partie des principaux modes opératoires entérinés.

Est-ce suffisant ? À tout le moins nécessaire. Mais nous ne prétendrons pas que c'est exhaustif. Cela constitue un début pour voir disparaître de nos écrans articles et commentaires stricto sensu promotionnels qui n'apportent rien, ou peu, à l'espace désormais public, contributif et quasi illimité.

D'une dimension fermée, dotée d'échanges bilatéraux entre les entreprises ou institutions et les médias, nous évoluons désormais dans une dynamique largement ouverte où tout un chacun peut interagir, enrichir, commenter ou critiquer les informations dont nous sommes dépositaires et que nous sommes chargés de faire rayonner.

Formidable réservoir de réflexion et de croissance pour les agences de communication et leurs clients, ce nouveau paradigme implique aussi la mise en place rapide de nouvelles méthodes, de nouveaux comportements, de nouveaux enthousiasmes, d'une nouvelle empathie. Comprendre rapidement et être au cœur de tous ces nouveaux écosystèmes nous permet d'entrer réellement et puissamment en conversation avec tous les publics des organisations, entreprises ou institutions, pour, ainsi, favoriser et déployer une information fiable, utile et sincère.

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