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Le digital va-t-il rentrer dans le rang ?

29/10/2009 - par Mathieu Eloy, directeur général de Six and Co

Alors que le second fondateur de Duke [Matthieu de Lesseux] quitte son agence, la laissant maintenant totalement orpheline [Christine Santarelli, cofondatrice, était déjà partie en mai 2008], je ne peux m'empêcher de me rappeler que le même phénomène est arrivé chez Megalos, Business Interactif et bien d'autres. Non seulement les agences créatives interactives indépendantes sont rares, mais leur absorption par les groupes traditionnels se traduit quasi systématiquement par le départ des entrepreneurs et visionnaires qui les avaient fondées.

Or les annonceurs et le marché ont besoin de ces agences toniques, différentes et irrévérencieuses qui pensent «digital» sans les contraintes politiques et financières des colosses traditionnels. Dans un univers qui bouge et où les possibilités créatives et alternatives se renouvellent en permanence, les talents et les clients ont besoin d'agences différentes qui ne voient pas le numérique comme un complément aux autres activités de communication.

Internet, le mobile, la vidéo en ligne, les réseaux sociaux ouvrent chaque jour de nouveaux modes d'expression créative au service des marques et avec les consommateurs. Mais ces nouvelles visions créatives naissent dans l'enthousiasme, la générosité et la passion de talents variés avec des clients ambitieux. Ce type d'alchimie est par définition compliqué au sein de mégagroupes, mais il est le quotidien des agences indépendantes à taille humaine.

Alors que les silos artificiels de la communication explosent, une agence créative qui devient le «spécialiste du Web» d'un groupe traditionnel ne peut que rentrer dans le rang… et se faner. Une agence créative «digitale» au sein d'un groupe traditionnel, c'est un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, elle ne peut plus bouger par peur de casser quelque chose.

On choisit de travailler dans l'interactif par passion, parce qu'on a envie de faire changer les choses, d'innover et d'oser des approches différentes, voire jamais vues. J'ai choisi le «digital» parce que ça bouge et parce que c'est une aventure où tout est possible, sous réserve qu'on ait l'énergie, la volonté et les idées. Cet état d'esprit est non seulement soluble dans la bureaucratie et la discipline de groupe, mais ne peut pas être acheté comme on achète une usine ou un imprimeur.

La richesse des talents créatifs et l'envie de changement de notre marché «digital» français ne peut pas rentrer dans le rang. Nos annonceurs méritent mieux.

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