Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Les fausses notes des gestionnaires

07/07/2000

Vendeur à la Fnac depuis plusieurs années, Benoît pèse le pour et le contre d'Internet, tout en stigmatisant des problèmes de fond qui dépassent largement le cadre des boutiques virtuelles.

«Il n'y a pas vraiment de différence entre acheter un disque sur Internet et dans un magasin de disques si on considère la musique comme un produit de consommation. En fait, la différence réside dans le conseil que nous offrons aux clients, mais ça ne concerne que 10% des gens qui viennent acheter de la musique. Ce sont en général les vrais amateurs de musique qui posent des questions: savoir si dans un petit label il y a de nouvelles sorties, ou si tel musicien connu dans un certain milieu a enregistré avec un autre... Il y a une part de subjectif qui est occultée avec Internet. C'est le plus d'un magasin comme la Fnac qui joue beaucoup sur le qualitatif grâce à une bonne connaissance des vendeurs dans leur spécialité. Si ceux-ci sont de moins en moins performants sur leur qualité de conseil, alors les gens se dirigeront plutôt vers le Net puisqu'il ne tireront aucun bénéfice à aller voir leur disquaire.(...) D'autre part, la possibilité de discuter avec le vendeur, le contact physique avec les disques, l'ambiance peut manquer au consommateur. C'est un peu impersonnel Internet, c'est une autre démarche. En revanche, acheter un disque peut être un moment de détente, on se balade dans le magasin, on peut écouter des morceaux. Sur Internet, on clique, et c'est tout. (...) Le problème du site de la Fnac, c'est que ce sont des gestionnaires qui s'en occupent: ils ne connaissent rien à la musique. Nous, on est responsables de nos produits. Chaque vendeur est spécialisé dans son rayon. On travaille avec des représentants de maisons de disques qui viennent démarcher, on écoute et on achète ce qui nous semble être bon, ce que ne propose pas Internet qui est une grande surface du disque et qui met de côté tout ce qui fait la qualité d'une bonne enseigne. (...) Nous n'achetons jamais en aveugle et nous connaissons tous nos produits puisque nous les sélectionnons. Je ne sais pas si les sites qui vendent de la musique ont cette liberté de choix, et s'ils proposent vraiment de tout, ou si ce n'est pas imposé par les maisons de disques ou par les radios qui obligent à un formatage systématique. (...) C'est aussi le cas dans un magasin comme la Fnac, nous sommes très pauvres s'agissant de petits labels étrangers. Il y a beaucoup de supermusiques qu'on ne trouve pas ici parce qu'on estime que ce ne sera pas rentable, c'est dommage. On est parfois obligés de les commander ou de voir avec notre service import. Cette situation est due au rachat des majors entre elles qui laissent peu de place aux labels de taille moyenne puisqu'ils sont eux-mêmes rachetés par des grosses maisons de disques afin d'être utilisés comme laboratoires. C'est peut-être l'avantage d'un outil comme Internet, toutefois il faut être un vrai expert pour l'utiliser efficacement. Mais auprès de qui se renseigner?» En collaboration avec Powow.net

Envoyer par mail un article

Les fausses notes des gestionnaires

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies

W