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Le droit moral des auteurs

26/01/2001

Directeur du département du cinéma de l'Université de Saint-Denis, Guy Fihman enseigne l'économie du cinéma et aborde, dans ce cadre, la question des droits d'auteur.

Internet n'est pas plus dangereux que ne l'était le chemin de fer lors de sa construction. Pourtant il s'est trouvé à l'époque beaucoup de gens intelligents pour dire le contraire. Pour le cinéma, qui est - et sera toujours - d'abord un grand écran, je pense qu'Internet restera un moyen complémentaire. Il ne pourra pas le remplacer (...). Il y aura peut-être de plus en plus de cinéastes qui feront aussi de l'Internet, de plus en plus de cinémathèques en ligne. Mais ça ne touche pas le cinéaste lui-même (...). Internet peut aider à la promotion des auteurs (il y a beaucoup de pages perso de cinéastes, avec des échantillons de films). Mais il n'y a pas de raison pour que ce nouveau mode de diffusion soit libre de droits, même si l'on recourt au streaming pour éviter le téléchargement qui n'est qu'un procédé parallèle au système de commercialisation traditionnel: toute vision - sauf pour se documenter ou consulter - suppose une rémunération, directe ou indirecte. (...) Or les droits ne sont pas universellement reconnus, alors que le système tend à se mondialiser. C'est un problème pour tous: producteurs et réalisateurs, mais aussi juristes. Les principes des droits français et anglo-saxon, en particulier, s'opposent: dans le copyright à l'américaine, ce sont les producteurs qui détiennent les droits. La spécificité des droits d'auteur à la française, c'est l'intervention de l'auteur en termes de droit moral: il peut interdire la diffusion d'extraits et de fragments de ses oeuvres pour éviter, par exemple, la politique des «Stockshot» (...). Le droit moral est une notion à laquelle tiennent les gens qui sont du côté du cinéma, ceux qui pensent produire des oeuvres de l'esprit et pas seulement des objets de consommation. (...) Je ne suis pas d'accord, enfin, avec Vincent Cyril Thomas, le président du FIFI, lorsqu'il déclare que le financement des droits doit être reconsidéré, la charge en revenant aux portails en tant que grands distributeurs: les rémunérations doivent être liées au film, pas à toute la consommation qui tourne autour. Je n'aime pas le mode de financement de type Abribus. Ça vous protège mais ce n'est ni la RATP ni les impôts locaux qui paient, c'est la pub.» En collaboration avec Powow.net

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