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Dépositaires indépendants, dépôts gérés et sociétés d'agence et de diffusion : pas d'amalgame

13/07/2006 - par Laurent Martineau,

Dans le n° 1420 de Stratégies, paru le 29 juin dernier, l'article « Magazines, la distribution cherche sa voie » rapporte des propos qui me sont attribués et recueillis lors d'un échange téléphonique. Je souhaite apporter un correctif sur la restitution qui en est faite et qui constitue une information erronée qui ne saurait résumer mes propos (« En baissant le niveau de rémunération des dépositaires, héritage de la CGT du Livre, on pourrait gagner jusqu'à 30 millions d'euros que nous pourrions redistribuer aux diffuseurs. »)

Il serait regrettable qu'un amalgame puisse être fait entre dépositaires indépendants, dépôt gérés et sociétés d'agence et de diffusion (SAD). Les 30 millions d'euros évoqués concernent uniquement le surcoût, pour l'ensemble du secteur, toutes messageries et éditeurs confondus, de la rémunération des SAD par rapport aux dépositaires indépendants et aux dépositaires gérés. En effet le niveau de commission actuel est de 11 % pour les SAD alors qu'il est fixé entre 7,1 % et 8 %, avec une moyenne de 7,4 %, pour les dépôts gérés et indépendants. Cet écart est, jusqu'à présent, souvent justifié par des raisons historiques liées aux avantages sociaux obtenus et conservés depuis l'après-guerre, ce qui nous semble une explication insuffisante.

Alors que la qualité de service offerte par les dépôts indépendants est objectivement supérieure à celle des SAD, qui, par exemple, ne pratiquent pas de contrôle physique exhaustif des invendus, les Messageries lyonnaises de presse (MLP) considèrent que les efforts réalisés par les premiers (indépendants et gérés) depuis plusieurs années, en matière de qualité de services et de coût d'intervention de base (réduction progressive de 8 % à 7,1 % en 2001, réduction progressive et modulée de 7,1 % à 6,8 % prévue pour 2007), auraient dû, et devraient encore, être demandés aux SAD. Tout gain de productivité ainsi réalisé et répercuté sur le niveau 3 se ferait au bénéfice général du secteur, notamment en apportant des moyens de développement, de renforcement et de performance pour les diffuseurs. Cette problématique relève d'enjeux industriels et sociaux importants et appelle bien évidemment à un traitement concerté et planifié par tous les acteurs.

directeur marketing des publications MLP

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