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Web, contenu collaboratif et propriété

29/11/2007 - par Jerry Nieuviarts,

Il est de bon ton de s'extasier devant le Web 2.0 et son approche collaborative. De cette idée a découlé un concept très séduisant : celui de l'UGC, pour User Generated Content (contenu produit par les internautes). Économiquement parlant, l'UGC s'apparente à la poule aux oeufs d'or : des hordes d'internautes, dans un flux sans cesse renouvelé, prêts à produire du contenu « pour rien » ou presque. [...]

Logique d'agrégation

En dehors des problématiques liées à la qualité du contenu se pose la question de sa paternité. Bien évidemment, les conditions générales des sites proposant aux utilisateurs d'apporter leur contribution sont suffisamment explicites pour leur donner tous les droits sur celui-ci. Comme rien n'empêche l'internaute de soumettre son contenu sur de nombreux supports, plusieurs sociétés peuvent être amenées à détenir les droits de publication d'un même contenu. Et comme, dans la plupart des cas, les internautes ne sont identifiés que par un pseudonyme, il est particulièrement difficile d'apporter la preuve que le contenu en question a été publié sur tel support plutôt que sur tel autre.

Cela laisse l'impression que le contenu UGC appartient à tout le monde. Aux autres internautes tout d'abord, qui ne se privent pas de reprendre à leur compte du contenu pour le publier ailleurs. Ceci semble toutefois plus problématique lorsque des sociétés se fondent sur le manque de traçabilité du contenu UGC pour construire leur modèle économique. Le concept : aspirer, à l'aide de robots de surf, le contenu utilisateur d'une multitude d'autres sites ou blogs pour le mettre en forme. Les avis sont agrégés sans aucune autorisation des supports sources. Le même principe appliqué à des extraits d'articles de journaux nationaux aurait certainement fait réagir rapidement leurs services juridiques ! Les sites d'agrégation de contenus UGC sont ainsi fiers de se présenter comme des « Google du contenu utilisateur ».

Mais nous sommes loin du concept de moteur de recherche qui apporte du trafic car, ici, tout est mis en oeuvre pour éviter à l'internaute de se rendre sur les sites originaux. [...] Nous ne sommes pas dans le cadre légal du droit de citation et il ne semble pas que, juridiquement parlant, cette agrégation de contenus soit défendable. Les sites en question sont d'ailleurs prompts à supprimer le contenu d'un support lorsque celui-ci, se sentant floué, les contacte. Mais sur les centaines de sites agrégés, combien vont réagir ? [...]Des sociétés se développent donc sans contenus produits, sans communauté propre et, par simple agrégation et grâce à des techniques de référencement abouties, parviennent à se faire une place, voire à lever de l'argent. Service à l'utilisateur ou vol de contenu, les agrégateurs ont encore de beaux jours devant eux.

président de Cyréalis

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