Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Carte blanche

Mélanie Pennec (DDB Paris): «À Paris, on tombe vite dans une forme de ghetto culturel»

23/01/2019 - par Sorlin CHANEL

La directrice de création chez DDB Paris estime qu’une approche du métier à la fois consciente et inconsciente est nécessaire pour faire émerger les idées.

1 La radio
J'ai une radio dans chaque pièce. C'est presque ma seule source d’information car si j’avais la télévision, je passerais mon temps devant! J'écoute France Info pour son côté neutre, mais aussi beaucoup FIP dont la programmation écclectique va dans le sens de la liberté. Je suis également une grande consommatrice de podcasts comme Les Pieds sur terre sur France Culture, qui est une excellente source d’insights, ou Remède à la mélancolie sur France Inter. À Paris, on tombe vite dans une forme de ghetto culturel, or on est censé faire de la publicité pour tout le monde. À ce titre, c’est important de diversifier ses références.

2 Le cinéma
Je vais au cinéma au moins une fois par semaine. Dans n’importe lequel d’ailleurs, je n'ai pas de salle attitrée. C'est quasiment le seul moment où l’on ne se retrouve pas scotché à son téléphone. Je m’oblige à être dans une démarche active, à aller voir des films de manière aléatoire. Que ce soit du cinéma français ou étranger, quitte parfois à m’endormir lorsque c’est ennuyeux! C’est une approche de travail et un outil qui me fait gagner un temps monstrueux. Si le script d’une campagne porte sur un papa avec deux filles par exemple, des références vont immédiatement venir à l’esprit. Il faut savoir s’aménager des zones d’inspiration différentes du modèle dominant des réseaux sociaux. Car on se souvient beaucoup plus des choses qu’on a choisi de faire.

3 Les jurys internationaux
C’est un peu la même démarche que pour le cinéma finalement. Faire partie de jurys de festivals internationaux comme les Cannes Lions ou les Eurobest, cela revient en grande partie à être dans le noir, sans pouvoir bouger, à regarder de la publicité! C’est un plus pour un créatif car cela aide à juger et à comprendre, tant pour ce qui est primé que pour ce qui ne l’est pas. J’ai par exemple eu l’opportunité de faire partie du jury branded content dans le cadre des Clio Awards. Quand on voit tout ce qu’on peut faire en termes de séries ou de films, c’est très inspirant. N’oublions pas que la France reste un «petit» pays dans le monde de la publicité.


4 L’aurore
Quand j’ai commencé, je travaillais très tard le soir. Aujourd’hui, alors que j’ai passé le cap de la trentaine, c’est l’inverse! Maintenant, je trouve les idées le matin, en m'imposant une forme de rigueur, à savoir se lever à l’aube et marcher une demi-heure pour venir à l’agence. Ce n’est pas la même réalité de prendre le temps de croiser les collégiens, les personnes en terrasse, que d’être en retard et de prendre le métro en courant. En réalité, tout ce qui va permettre de mieux appréhender la vie des gens et éviter de tomber dans une forme de culture uniformisée, il faut le faire. Je dis d’ailleurs à mes jeunes créatifs de se lever tôt plutôt que de finir tard.

Envoyer par mail un article

Mélanie Pennec (DDB Paris): «À Paris, on tombe vite dans une forme de ghetto culturel»

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.