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Carte blanche

Mathieu Vinciguerra (WNP): «Les jeux vidéo nourrissent l’imaginaire»

28/05/2019 - par Marie-Caroline Royet

Directeur exécutif de la création chez WNP, ce jeune père de famille se passionne pour la culture geek. Tout juste revenu de New York, il puise ses inspirations au cœur de ses racines.

La bande dessinée 
« Dès l’enfance, je suis tombé amoureux de la BD. Pour me payer mes premiers comics, j’ai enchaîné les petits boulots jusqu’au jour où j’ai pu acheter d’autres types de BD. J’en avais sûrement marre des mecs bodybuildés en collants. Quant aux genres, je n’ai pas de religion, je lis autant de l’underground que du Picsou, des mangas, du franco-belge… Quand tu es dans le monde de la publicité, la BD n’a que des vertus pour comprendre le cadrage, la narration, l’humour, le sens du timing… Et surtout, elle nourrit ton imaginaire. Tout mon appartement a été construit autour de ma bibliothèque. En plus d’être collectionneur, je dessine pour moi et à l’occasion, dans le cadre de projets. Dernièrement, j’ai fait quelques illustrations pour Le Point, mais le temps manque quand tu es passionné comme moi. »

Les jeux vidéo
« Pendant longtemps j’étais malheureux en couple, je suis devenu à mon insu un hardcore gamer sur Medal of Honor. Que ça soit chez moi ou chez mes potes, j’ai toujours joué à la console. En termes de storytelling, les jeux nourrissent l’imaginaire. Plus encore aujourd’hui, avec les moyens et la technologie, ils sont devenus des objets visuels en tant que tels avec des directions artistiques magnifiques. J’ai quasiment pleuré à la fin du jeu Journey. The Last of Us a une narration de dingue. Récemment, j’ai joué à God of War, les trois premiers opus manquaient de finesse, seulement ils se sont réinventés en proposant un gameplay complètement métamorphosé. Inutile de rappeler que cette industrie a dépassé celle du cinéma. Mon prochain défi serait de décrocher pour l’agence un client en jeux vidéo. »

La bande d’amis
« On me reproche souvent d’avoir trop d’amis. Ils sont arrivés un peu par chance dans ma vie. Que ce soit des rencontres de l’école, quand je vivais à New York ou au bureau. J’ai fait la connaissance d’Yves Genyn qui est dans la réalisation, Aurélie Géant qui est la figure du code en France. Je connais des écrivains, connus ou pas. Au final, observer ce que font les autres, ça nourrit ta curiosité et donne naissance à des idées croisées. Dès que je peux les faire bosser, je collabore avec eux. »

Chelles
« Il y a comme une histoire d’amour-haine avec cette ville. Elle est pour beaucoup dans ce que je suis devenu, j’ai vécu dans le 77 jusqu’à mes 20 ans. Dans le même temps, je garde des souvenirs d’ennui profond du temps de mon adolescence. À l’époque, il n’y avait pas de portable alors pour s’occuper il fallait être inventif, c’est à ce moment-là que j’ai développé mon imaginaire. Avec mes potes, on recréait des films d’action avec la vieille caméra de mon père, on jouait à la console, à des jeux de rôle… Une culture geek que j’assume pleinement. Car qui dit ville de banlieue, dit très peu d’accès à la culture comme les musées. »

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