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Événement

Vu au E-Commerce One to One

29/03/2018 - par Emmanuel Gavard, à Monaco

Lors de la 8ème édition des rencontres E-commerce One to One de Monaco, les Français ne se sont pas laissés impressionner par des Gafa en pleine opération séduction.

• Bichonnez le paiement
Le paiement n’a jamais été aussi discuté ! Longtemps oublié en termes d’expérience client, et relégué à une opération technique, les e-commerçants commencent à s’emparer du sujet. Kiabi a annoncé lors d’une conférence plénière la signature d’un contrat avec Amazon pour l’utilisation d’Amazon Pay sur son site internet et mobile. Tous les clients Kiabi pourront payer avec leur compte Amazon Pay, plus simple à utiliser. En France, le site d’e-commerce de Kiabi représente environ 50 magasins en termes de chiffre d’affaires, pour une enseigne qui en compte 500 à travers le monde. 
 
• Drôle de def! 
Pierre Ferrier, responsable Google Analytics 360: « L’attribution, c’est le pote qui ne veut pas diviser l’addition par huit au restaurant, car il n’a pas pris de vin et que l’escalope est plus chère que la salade. Donc il veut analyser le prix de chaque plat, la quantité de vin ingurgité  pour que chacun paye ce qu’il doit. » Dans la vie, un tel ami est toujours un peu gênant. Mais en termes de budgets média, tout le monde veut bien de lui à sa table ! 

• La question qui fâche 
Dans ce même atelier sur l’attribution publicitaire un membre du public ose : « Si je renversais un enfant par mégarde en voiture, je n’aimerais pas être jugé par ses parents. Pour l’attribution c’est pareil. Qu’est ce qui me prouve que vous serez loyal dans votre modèle attribution quand des canaux appartiennent à Google et d’autres non? » Réponse de Google : « Quand un canal fonctionne mieux qu’un autre, on n’hésite pas à le dire, peu importe à qui il appartient, même si c’est un canal concurrent. Cela se voit dans les résultats » C’est le problème avec les géants, ils n’ont que leur bonne foi pour convaincre, et on est obligé de les croire.

• Oyst, la découverte
Une des pépites découverte lors des rencontres restent Oyst, fondée par Julien Foussard, une jeune entrepreneur du e-commerce qui a déjà monté plusieurs boîtes. Après avoir revendu sa dernière il y a deux ans, il a pu investir 10 millions d’euros dans cette start-up, lancée il y a un an et demi, qui compte déjà 60 personnes à son bord, et qui s’est fait remarquée sur le salon. Elle commercialise sa solution pour du paiement « one-click » sur le mobile, et simplifier le parcours client. Ce qui englobe bien plus de choses que le simple paiement: livraison, gestion des stocks etc. 

• Le vocal donne de la voix
Le vocal, tout le monde en parle. Très présent sur le salon, Google a profité de sa conférence plénière pour annoncer le lancement de son module transactionnel sur Google assistant (ce qui représente 400 millions de terminaux au total). Il sera bientôt possible de réserver, suivre une commande et la payer simplement par la voix. Une technologie de reconnaissance vocale permet de palier les risques de fraude - même si le clonage de voix est en pleine expansion ! La technologie a déjà été testée avec Sephora, Oui-Sncf et la Fnac. 

Le Chiffre

4 minutes. Avance moyenne qu'à l'application Waze sur les pompiers pour déterminer la localisation d’un accident, grâce à l’analyse des données du trafic automobile.