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télévision

Profession réalisateur

04/09/2008 - par Entretien: Amaury de Rochegonde

Jacques Asline, réalisateur à TF1, publie un livre, Présentateur vedette (1), dans lequel il raconte vingt ans de complicité avec Patrick Poivre d'Arvor. L'occasion de l'interroger sur l'évolution de son métier.

Vous étiez le réalisateur du journal de 20 Heures de PPDA. Vous êtes devenu celui du JT de Laurence Ferrari. Qu'est-ce qui a changé ?

Jacques Asline. Il y a, à TF1, la volonté de s'inscrire dans la continuité. Le vrai changement, c'est qu'avec Poivre, on s'installait au dernier moment, ce qui apportait une certaine adrénaline. Avec Laurence Ferrari, on y va beaucoup plus calmement et on maîtrise un peu mieux la mécanique, notamment pour les titres et la mise au point. C'est sans doute plus convivial dans la mesure où il y a des échanges fructueux avec tout le monde et que le journal est celui de la rédaction.

 

Avec Poivre d'Arvor, vous sélectionniez les dépêches. Ce n'est plus le cas ?

J.A. J'ai pu m'intéresser au contenu parce que plus on est proche de l'info, mieux on la réalise. La ligne éditoriale est désormais d'associer la rédaction. Je reprends mon rôle de réalisateur. Le journal se veut plus dynamique et il faut faire vivre l'info autrement. J'ai la chance de débuter cette nouvelle aventure.

 

La direction de l'information souhaite davantage de duplex. Est-ce plus difficile à mettre en œuvre ?

J.A. Non, ce n'est pas une gymnastique plus complexe. On fait des duplex depuis longtemps. Mais le JT ne peut pas changer fondamentalement. Certes, il y a une secousse tellurique à cause d'Internet et des nouveaux médias, de même que le monde du travail a été touché par l'informatique, qui a fait disparaître un quart des emplois. Mais il s'en est créé d'autres. Dans dix ans, le 20 Heures sera toujours là. C'est souvent la plus grosse audience de la soirée.

 

Que retiendrez-vous de PPDA ?

J.A. L'indépendance et la résistance aux pressions. Et puis, sa qualité littéraire. Il dictait son texte entre 19 et 20 heures et le faisait à la façon d'un écrivain: il racontait le roman de l'actualité.

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