Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

réseau

La télé publique vue par Galilée

25/09/2008 - par Amaury de Rochegonde

Philippe Chazal, directeur des programmes d’Arte et cofondateur, avec Olivier Zegna-Rata (Canal+), du Club Galilée, un «think tank» sur l’audiovisuel, dresse le bilan d’une année de réflexion sur la télévision publique.

Le club Galilée réunit 250 adhérents parmi les diffuseurs, les producteurs et les auteurs audiovisuels. Pourtant, ce «think tank» ne semble pas inspirer le gouvernement. Pourquoi?

Philippe Chazal. Nous sommes en lien avec le Conseil d'analyse stratégique, qui a été mobilisé par le gouvernement sur les sujets audiovisuels. Nous avons ainsi alimenté la Direction du développement des médias ou les cabinets ministériels. Cela dit, c'est vrai que nous n'avons pas été entendus par la Commission Copé, nous ne sommes pas un club parlementaire.

 

Quelles pistes dégagez-vous de vos travaux d'un an sur l'audiovisuel public ?

Ph.C. Nous avons d'abord émis l'hypothèse d'un rapprochement de France Télévisions et de France Télécom qui ferait sens. Certes, l'Etat n'a que 27% du groupe de télécoms, mais c'est aussi son premier actionnaire. Dans un cas, on cherche de l'argent, dans l'autre on en gagne. France Télécom a un savoir-faire sur les nouveaux réseaux et il y a une approche globale de part et d'autre. Il est étonnant que cette question ne soit pas évoquée.

 

Et sur l'identité du service public ?

Ph.C. Il manque chez nous un vrai contrat social entre la télévision publique et la communauté nationale. D'où la difficulté de faire accepter un niveau significatif de redevance, à la différence de pays comme l'Allemagne ou la Grande Bretagne, où les citoyens sont représentés dans les instances de contrôle de la télévision. De plus, il faut construire une entreprise unique qui ne soit pas pyramidale, mais avec des organisations à taille humaine, pour ne pas aboutir à un centralisme éditorial un peu dangereux. Enfin, il y a la nécessité de retrouver le contact avec les jeunes car la question centrale est celle du vieillissement: le service public ne s'adresse plus à l'ensemble des publics. C'est un problème de modernité plus que de culture.

Entretien: Amaury de Rochegonde

Envoyer par mail un article

La télé publique vue par Galilée

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.