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ressources humaines

Les jeunes salariés fâchés avec les DRH

02/10/2008 - par Lionel Lévy

Intégration défaillante, service RH déconnecté du terrain… Une récente étude d’Euro RSG C&O fait le point sur les attentes déçues des jeunes salariés.

Les entreprises veulent-elles réellement fidéliser les jeunes talents? C'est une question que l'on peut se poser à la lecture des conclusions d'une récente enquête menée par Euro RSCG C&O en partenariat avec TNS Sofres sur les perceptions et attentes des jeunes en poste depuis trois à cinq ans vis-à-vis de leur employeur.

Premier enseignement, l'intégration est plus que jamais le parent pauvre de la gestion des ressources humaines. On peut toujours arguer qu'Euro RSCG C&O prêche pour sa paroisse, mais quand même! Selon l'enquête, la majorité des nouveaux embauchés n'a pas bénéficié d'un quelconque dispositif d'intégration (journée d'accueil, séminaire d'intégration ou autres). Quant au suivi de leur intégration, c'est pire: près des deux tiers n'ont jamais eu d'entretien sur leurs perspectives d'évolution avec les services de ressources humaines.

«Les fonctions RH sont peut-être devenues trop techniques et stratégiques, avance Jean-Marie Besse, directeur associé chez Euro RSCG C&O. Quoi qu'il en soit, le personnel RH est considéré comme totalement déconnecté du terrain.» Autrement dit, le rationnel a pris le pas sur le relationnel dans les missions menées par les départements de ressources humaines.

Du coup, deux tiers des jeunes salariés en sont venus à penser que la DRH ne témoigne pas d'intérêt pour leur évolution. Faut-il y voir une relation de cause à effet: la majorité d'entre eux ne sont pas restés plus de trois ans dans la même entreprise et 80% se déclarent en veille permanente sur le marché de l'emploi.

Priorité absolue à l'évolution de carrière

La situation est-elle meilleure dans les entreprises de presse et de communication? «Pour l'instant, c'est pire, lance Matthieu Loitron, directeur des études chez Euro RSCG C&O. Néanmoins, la plupart des agences ont compris que les problématiques de fidélisation les concernaient. Elles planchent aujourd'hui sur ces sujets.»

Chez Euro RSCG C&O, par exemple, des parcours d'accueil et d'accompagnement des nouveaux venus ont été formalisés il y a deux ans. De même, des postes ont été créés dans le service RH de l'agence pour développer le marketing relationnel en interne.

Les autres enseignements de l'étude tordent le cou aux idées reçues, notamment vis-à-vis des jeunes. Paresseux, les jeunes diplômés? L'étude les dépeint au contraire comme plus investis que la moyenne des salariés dans leur travail et toujours prêts à travailler plus. Travailler plus à condition de progresser rapidement dans leur carrière. Une progression de carrière en forme de priorité absolue, loin devant par exemple le respect de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

«Le management par la peur n'a aucune prise sur eux, souligne Matthieu Loitron. Ce n'est plus la perte d'emploi qui est redoutée, mais la crainte de la voie de garage. S'ils n'ont pas de perspectives, ils n'hésitent pas à partir.» Des mercenaires individualistes? Ils seraient au contraire de plus en plus soucieux du collectif. «Être au service d'un employeur responsable devient un élément d'engagement essentiel pour les jeunes, précise Matthieu Loitron. Si les valeurs affichées par les entreprises ne se concrétisent pas dans les faits, notamment dans l'attention portée à l'ensemble des salariés, ils partent.» Voilà les entreprises prévenues.

 

 

Les jeunes salariés en bref

82 % des jeunes salariés jugent leur travail intéressant.

65 % sont satisfaits de leur responsable hiérarchique direct.

67 % estiment que la DRH se désintéresse de leur évolution.

37 % pensent que l'entreprise ne leur offre pas des valeurs dans lesquelles ils peuvent se reconnaître.

59% sont prêts à travailler davantage en échange d'une hausse de la rémunération (+13% par rapport à la moyenne des salarié).

 

 

Méthodologie

Étude La Génération gagnant-gagnant menée du 28 février au 1er avril 2008: 2 560 interviews auprès de jeunes ayant 3 à 5 ans d'expérience, travaillant dans l'une des sept grandes entreprises partenaires de l'étude (Société générale, Generali, Auchan, SNCF, Bearing Point, Arcelor Mittal et Alstom) ou issus d'un échantillon représentatif.

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