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organisation

Des urgentistes pour la presse écrite

09/10/2008 - par Lionel Levy

SOS Bouclage s’engage à dépanner les rédactions en moins de 48 heures avec les spécialistes qui leur font défaut. Si l’idée est bonne, gare aux effets pervers.

L'idée a de quoi séduire. À l'heure où les effectifs des rédactions se réduisent comme peau de chagrin, SOS Bouclage met à la disposition des entreprises de presse un vivier de personnel expérimenté (secrétaires de rédaction, rédacteurs en chef adjoints, maquettistes, iconographes, etc.) pour répondre à leurs coups de chaud.
«Faute de personnel immédiatement disponible, les rédactions sont soit condamnées à diminuer leur pagination, soit à commettre des bourdes, commente Vincent Éjarque, cofondateur de SOS Bouclage. Et ce journaliste passé par les rédactions techniques de L'Équipe, du Parisien et du Journal du dimanche d'ajouter que les coquilles n'épargnent désormais plus personne. «Même au Canard enchaîné, dont l'une des rubriques est pourtant consacrée aux bourdes des confrères, on en commet de plus en plus, souligne-t-il. Par exemple, dans son édition du 18 juin dernier, le “volatile” a rebaptisé le général Audran, assassiné par Action directe, par le général... Auchan.»

Ni casseur de prix, ni casseurs de grève

Que ce soit pour renforcer des équipes dans le cadre d'un fonctionnement habituel ou exceptionnel (nouvelles formules par exemple), SOS Bouclage s'engage à fournir l'un de ses 150 talents sous 48 heures. Outre la rapidité, l'avantage pour les rédactions est de pouvoir bénéficier d'une solution plus souple et moins coûteuse que le recours aux contrats à durée déterminée.
Mais qu'en est-il du côté des collaborateurs ? SOS Bouclage n'est-il pas susceptible de précariser encore un peu plus la profession ? «Cela nous donne plutôt un moyen supplémentaire pour entrer en contact avec les rédactions. Et ne nous interdit en aucun cas de trouver un emploi pérenne», estime Laure Berthier, une secrétaire de rédaction faisant partie du vivier de SOS Bouclage.

Vincent Éjarque précise : «Si nos tarifs par abonnement sont intéressants pour les entreprises, nous ne cassons pas les prix. Pas question de sous-payer nos collaborateurs qui, de surcroît, sont très compétents et ont une grande expérience de la presse. Pour autant, comme ils sont nombreux, ils doivent plus s'attendre à un complément de revenu qu'autre chose.» Une réponse nuancée donc...
Autre difficulté : SOS Bouclage pourrait être perçu comme un outil permettant de briser une grève. En pareil cas, les urgentistes interviendraient-ils? «Quitte à perdre des clients, autant prévenir tout de suite: nous n'interviendrons jamais pour effectuer un travail que des salariés refusent», assure Vincent Éjarque. Voilà au moins une ambiguïté levée…

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