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«Nous ne sommes pas une école élitiste»

16/10/2008 - par Entretien : Lionel Lévy

À l’occasion des cinquante ans du Celsa, sa directrice, Véronique Richard, analyse le succès de l'école et détaille ses projets.

Le Celsa est une référence en matière d'information et de communication, quelles sont les recettes de son succès?

Véronique Richard. Le Celsa s'est construit autour de valeurs fortes: l'humanisme, l'ouverture, la performance, l'innovation et la rigueur. Nous avons toujours tenté d'intégrer au mieux dans nos enseignements les transformations sociétales, économiques et technologiques à l'œuvre dans la société. Notre modèle mixte, une école érigée au sein d'une université (Paris-Sorbonne), nous y a sans doute aidés en permettant notamment d'approfondir les synergies entre le monde universitaire et socio-économique. Nos cursus sont bâtis autour d'un même triptyque: les savoirs théoriques et la culture générale, les enjeux et les pratiques professionnelles, et une méthodologie d'aide à la décision. Le tout dans un esprit d'ouverture et de diversité avec des points de vue émanant de générations et d'univers très différents.

Puisque vous parlez de diversité, le Celsa n'est-il pas en retard par rapport à des écoles comme l'Essec ou Sciences Po en matière d'intégration d'étudiants d'origine sociale diversifiée?

V.R. Ces dernières années, nous avons beaucoup œuvré en la matière. Le nombre de boursiers est passé de 8% à 15% en quinze ans. De plus en plus d'étudiants proviennent de filières courtes type BTS ou IUT: 20% aujourd'hui et nous escomptons passer à 30% en 2010. Nous ne sommes pas une école élitiste mais ouverte.

Au vu de la crise des médias, les carrières dans le journalisme attirent-elles toujours autant?

V.R. Oui. Cette année, par exemple, nous avons reçu 950 candidatures pour 25 places. Ils rêvent tous d'être de grands reporters ou de travailler au Monde. C'est très bien d'avoir de l'ambition, mais il faut aussi les alerter, sans les démotiver, sur la réalité du marché. La difficulté n'est pas leur insertion sur le marché du travail, mais leur stabilisation. Outre des modules consacrés à cela, nous faisons venir tous les mois des journalistes en poste pour expliquer aux étudiants la façon dont ils ont construit leur carrière comme les mutations de leur métier.

Comment intégrez-vous ces mutations, notamment celles liées à Internet?

V.R. Nous intégrons bien évidemment les nouvelles technologies dans nos enseignements. Mais si un journaliste doit aujourd'hui être polyvalent, il ne doit pas perdre pour autant ses qualités. C'est pourquoi l'essentiel à nos yeux est d'insister sur les fondamentaux comme la déontologie ou la rigueur de l'enquête et de l'écriture.

Quels sont vos projets de développement ?

V.R. Nous allons développer les partenariats à l'international mais aussi en France. Dans l'Hexagone, nous préparons pour cette rentrée et la période quadriennale l'ouverture de cursus avec des écoles d'ingénieurs (via notamment un master Communication et technologie numérique avec l'école des Mines d'Alès), d'administration (avec l'ENA pour un master de communication politique), de commerce (avec l'ESC Reims). Nous voulons aussi continuer à être producteur et passeur de savoirs. Nous développerons entre autres notre observatoire des métiers de l'information et de la communication, la publicité des données collectées à travers l'édition de baromètres ou des publications, comme Communication&Langages, Hermès, Réseaux… Et aussi un programme régulier de conférences destinées à actualiser les connaissances de tous et à aiguiser la réflexion de chacun.

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