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Ces entreprises qui recrutent dans le «9-3»

30/10/2008 - par L.L.

Une trentaine d'entreprises participaient le 16 octobre au premier forum de l'emploi de l'université Villetaneuse-Paris 13. Point d'orgue de la manifestation: une conférence du patron de Danone, Franck Riboud.

L'automne, la pluie. En cette matinée grisâtre du 16 octobre, ce n'était pas un temps à sortir un étudiant de sa couette. Ceux de l'université de Villetaneuse-Paris 13 se sont pourtant levés. Dans l'amphi IV de la fac, c'est l'affluence des grands jours: plus une place n'est disponible dans les travées emplies d'étudiants sagement assis. Cause de l'effervescence: Franck Riboud, le patron de Danone, venu en personne présenter son entreprise. Pas question de rater l'événement! «Ce n'est pas tous les jours qu'un grand dirigeant français se rend dans une université. Et encore moins quand elle est située dans le “9-3”», résume l'un d'eux, inscrit en master pro de communication.

Pour Franck Riboud, il s'agit d'envoyer un message fort aux étudiants. «Certes je suis au “board” d'HEC, mais je souhaite que les entreprises en finissent avec le modèle de reproduction des élites. À condition d'avoir l'envie, explique-t-il, vous avez votre place chez nous et pas moins de talent que les étudiants des grandes écoles de commerce.» Un message fort aussi à ses collaborateurs en charge du recrutement. «Venir ici va faire du bruit en interne, assure Franck Riboud. Toute la hiérarchie de Danone va se dire qu'il faut dorénavant plus recruter dans la diversité, commencer par prendre des étudiants de partout... » Et le patron de Danone de montrer l'exemple en donnant aux étudiants son propre courriel.

Démagogie ou réelle approche sur le terrain de la diversité? Si la majorité des étudiants a apprécié le «discours de vérité» et le «volontarisme» de Franck Riboud, d'autres évoquent des propos sans effet. «Ce n'est qu'une opération d'image, juge l'un d'eux. Je suis prêt à parier que nos CV continueront d'être jetés au panier.»

Pour tenter de lever le voile, les étudiants se sont ensuite rués sur les recruteurs d'une trentaine d'entreprises, parmi lesquelles Danone, BNP Paribas, Société générale, Generali ou le cabinet de recrutement Expectra, dont les stands étaient dressés dans le hall de l'université. «Dans tous les stands on est très bien accueilli, indique Anthony, un étudiant en master de communication. On s'entretient avec les recruteurs, leur donne nos CV. Le seul problème est que la majorité des stages et postes proposés concerne surtout des ingénieurs.»

Des cadres à l'image de la diversité des clients

Pas simple pour une université pluridisciplinaire comme Paris 13, où les DUT (diplôme universitaire de technologie) côtoient le droit, les humanités, la communication ou les sciences économiques, de contenter tout le monde. «Tous les étudiants ne trouveront pas forcément leur bonheur aujourd'hui, plaide Jean-Loup Salzmann, président de l'université. Mais le plus important, c'est de jeter des ponts entre nos étudiants et les entreprises.»

Selon Joseph Cerrato, chargé de mission pour les relations de Paris 13 avec les entreprises, ces dernières ne sont plus à convaincre. Confrontées à des besoins de cadres que ne parviennent plus à satisfaire les grandes écoles, la plupart veulent en outre œuvrer pour la diversité, convaincus de la nécessité de faire ressembler leurs cadres à leurs clients. Des entreprises d'autant moins difficiles à approcher que leur présence est gratuite, alors qu'elle est généralement payante dans la quasi-totalité des salons des universités et écoles de commerce.

Coût de l'événement pour l'université: 60 000 euros. «Quand on monte une opération pareille, ce n'est pas l'équilibre financier qui est visé, explique Marc Fulconis, directeur de la communication de Paris 13. Mais plus de combler notre déficit d'image lié à notre ancrage sur le territoire. Les entreprises qui sont venues ont pu constater qu'il n'y avait ni tags ni voitures brûlées dans notre université, mais au contraire des espaces verts et des étudiants désireux de s'impliquer dans le travail.» Toujours ça de pris.

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