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Web : 2 - Entreprises : 0

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Surtout vis-à-vis de la jeune génération. Ainsi, selon une étude récente de la société belge Telindus, spécialisée dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication, 39% des 18-24 ans envisageraient de quitter l'entreprise si l'accès à des sites comme Facebook leur était interdit et 21% en tireraient une mauvaise image de l'employeur.

Trop de langue de bois

Du reste, pour attirer les jeunes diplômés, les entreprises ne se privent pas de l'estampille 2.0 dans leur communication de recrutement. Podcast de directeur des ressources humaines ou de salariés, présence sur Second Life ou dans des salons virtuels, création de blog RH, etc. Depuis deux ans, on ne compte plus les entreprises à avoir converti leur marque employeur au 2.0.

«L'idée est d'associer les collaborateurs à la proposition de marque faite aux candidats potentiels en jouant la carte de l'interactivité et de la sincérité», précise Thomas Delorme, responsable stratégies interactives de l'agence TMP Neo.

Problème: les résultats sont rarement probants, avec des témoignages de collaborateurs qui ressemblent souvent à des testimoniaux rédigés par le service de communication. «Les entreprises ont pourtant bien compris qu'elles n'avaient pas intérêt à se survendre», précise Thomas Delorme.

Selon lui, le problème viendrait plutôt des salariés, qui n'arriveraient pas à se lâcher sur ces plates-formes. «D'ailleurs, on les invite souvent à dire du mal de l'entreprise pour faire plus vrai. Il faut peut-être laisser du temps au temps. Peu à peu, nul doute qu'ils auront moins d'appréhension.»

Concernant, l'installation du 2.0 dans le management, Carlos Diaz est tout autant optimiste. «Les entreprises que nous rencontrons sont toutes intéressées par nos solutions, affirme-t-il. Ça va finir par décoller.» Mais gare aux effets d'annonce. Car, comme dit un proverbe corse, «Entre le dire et le faire, il y a la mer».

(encadré)

L'ordinateur de bureau ne sert pas qu'à travailler

Si les salariés apportent de plus en plus souvent du travail à la maison, ils apportent également leur vie privée au boulot. Selon une enquête du cabinet d'études américain New Diligence, 74% utilisent leur ordinateur au bureau pour des activités personnelles. Shopping, réservations de voyages, consultations de compte bancaire, courriels non professionnels, l'ordinateur de bureau ne sert (évidemment) pas qu'à travailler. Sachant que 11% des sondés ont refusé de répondre, ceux qui déclarent un usage strictement professionnel de leur ordinateur sont réduits à la portion congrue. Quelque 57% des personnes interrogées utilisent également leur ordinateur pour écouter de la musique ou regarder des vidéos et 44% pour discuter avec leurs proches via des logiciels de messagerie instantanée.


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