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production

Capa prépare sa révolution en douceur

08/01/2009 - par Amaury de Rochegonde

À soixante-trois ans, Hervé Chabalier, fondateur de la société de production, aborde 2009 avec l’idée d’ouvrir son capital à un actionnaire majoritaire. Mais une révolution managériale, liée au numérique, s’impose au préalable.

En 2008, Hervé Chabalier a été marqué par sa participation à la commission Copé sur la télévision publique. Une participation certes décevante pour lui, en raison du refus de Nicolas Sarkozy d'augmenter la redevance et de sa volonté de nommer lui-même les présidents de l'audiovisuel public.

Mais la création d'une entreprise unique et d'un «global media» à France Télévisions vont, selon le PDG de Capa, dans le bon sens.

«L'entreprise unique favorise l'adaptation des contenus à chacun des quatre écrans, explique-t-il. Pour l'instant, au sein des chaînes, nos interlocuteurs ne sont pas à l'heure du multimédia. Il nous faut à la fois tirer nos équipes et les diffuseurs, et c'est une charge assez lourde.»

En ce qui concerne Capa, l'objectif est en tout cas très clair: début 2008, l'entreprise s'est donnée trois ans pour passer au numérique. Outre une approche à 360 degrés, il s'agit d'aborder une nouvelle phase délicate consistant à produire directement pour le Net et le mobile.

Encore faut-il, pour ce faire, mettre en place une véritable révolution managériale : «La mutation culturelle ne sera possible qu'à condition de favoriser l'embauche, à compétences égales, de ceux qui viennent du numérique, résume Hervé Chabalier. Il ne peut s'agir que d'une démarche volontariste.»

Le PDG compte aussi bien sur le jeu des départs naturels pour renouveler les équipes que sur l'embauche de profils associés aux nouvelles technologies, à l'instar de la BBC qui vient de recruter chez Microsoft son directeur du développement. Il envisage d'ailleurs de faire venir un directeur général issu du monde d'Internet afin de favoriser l'édification d'une organisation en râteau. En clair, l'idée est d'imposer une vision globale, où chaque projet sera décliné sur les antennes, le Web et le mobile.

Passerelles

Il s'agit aussi, en 2009, de passer le témoin à un dirigeant opérationnel... avant la mise en vente de Capa. À soixante-trois ans, Hervé Chabalier ne s'en cache pas: il recherche un actionnaire majoritaire pour assurer l'avenir de son entreprise.

Le profil idéal? «Il doit s'agir d'un groupe qui représente une nouvelle aventure pour les employés de Capa, qui ouvre l'entreprise aux nouvelles technologies, qui partage ses valeurs humanistes et qui propose un prix décent… Et ce n'est pas par hasard que je vous le donne dans cet ordre», répond l'intéressé, qui est prêt à rester associé au développement de l'agence («Je serai dans l'histoire»).

Capa dispose de quelques atouts à faire valoir: aucun endettement, une progression annuelle de «10 à 15% du chiffre d'affaires depuis 5 ans» (47 millions d'euros en 2008 pour 250 employés) et même une marge bénéficiaire (non communiquée).

Sur le plan du développement numérique, depuis peu sous la direction de Claire Leproust, Capa multiplie les passerelles. Avec les portails comme MSN d'abord, où la série Garde à vue est disponible après une première diffusion sur 13ème Rue. Avec les sites de chaînes aussi : Les Infiltrés pour france2.fr, un site et un blog sur Arte.tv pour l'émission Global mag d'Émilie Aubry en janvier, une série Web documentaire sur le tournage de la série Braquo, en mars prochain sur Canal+.

Si une aide aux nouveaux médias de 100000 euros a été accordée pour cette dernière production par le Centre national de la cinématographie, Hervé Chabalier note: «Il faut penser numérique mais il faut aussi penser low cost.»

La TNT est passée par là. Et sur Internet, les revenus sont rares. D'où l'importance de la contribution des marques au financement de projets. Les images d'émissions sur l'environnement peuvent ainsi être cédées à de grandes entreprises ayant besoin de nourrir leur site en images sur le développement durable.

Enfin, Capa négocie actuellement la franchise française de Current TV, une télévision américaine réalisée par des internautes amateurs avec l'appui de professionnels. «Partir du Net pour aller vers la télévision», synthétise Hervé Chabalier.

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