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Les magazines gèlent… les salaires

15/01/2009 - par Delphine Le Goff

Après les quotidiens, c'est au tour des magazines d'annoncer un gel conventionnel des salaires. Une situation jugée inacceptable par le SNJ, dans un secteur réputé plus «riche» que la presse quotidienne.

Il n'y aura pas d'augmentation de salaires dans la presse magazine en 2009. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le Syndicat de la presse magazine et d'information (SPMI), le 5 janvier, dans un communiqué. Le syndicat professionnel, qui regroupe des éditeurs comme Lagardère, Mondadori ou Prisma, demande un gel des barèmes salariaux. Et ce, «au minimum» jusqu'en juin 2009.

Le SPMI, dont les représentants n'ont pas souhaité répondre à nos questions, explique, dans ce communiqué, les raisons de cette recommandation à ses membres par «un contexte de crise économique généralisée, de hausse des coûts et de perspectives inquiétantes en matière d'évolution du chiffre d'affaires publicitaire en 2009».

La réaction du Syndicat national des journalistes (SNJ) ne s'est pas fait attendre, qui dénonce «un coup de force inacceptable» et accuse le SPMI de «porter sciemment atteinte aux principes du paritarisme, tant sur la forme que sur le fond». Pour lui, la décision est d'autant moins compréhensible que la presse magazine ne fait pas partie des parents pauvres de la presse, au contraire des quotidiens, qui traversent des difficultés bien plus lourdes.

Entre marges diminuant et journalistes sous-payés

Une vision que conteste Arnaud de Puyfontaine, «senior advisor» de Mondadori : «Les marges de cette famille réputée riche, de 50% inférieures à ce qu'elles étaient, sont en train de fondre comme neige au soleil», nous a-t-il confié en marge des états généraux de la presse.

En décembre dernier, le SNJ s'était déjà alarmé du gel des salaires décidé par les éditeurs de quotidiens nationaux pour les six premiers mois de 2009, estimant la perte du pouvoir d'achat des salariés de ce secteur à 2%. Le syndicat dénonce également les «conséquences néfastes de ce gel du minimum conventionnel» sur ce qu'il appelle la «sous-classe» des journalistes, ceux sous-payés car embauchés à des salaires dérisoires.

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