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Le télétravail ne décolle pas dans la communication

Ressources humaines

18/06/2009 - À l’heure où le Parlement débat d'une proposition de loi destinée à favoriser le télétravail, ce mode de gestion n’a toujours pas convaincu dans le secteur de la communication.

Travailler durant un arrêt de maladie, ça vous tente ? Cette nouvelle idée du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, déposée sous forme d'amendement à la proposition de loi «pour faciliter le maintien et la création d'emplois» (lire l'encadré), a provoqué le tollé que l'on sait… avant d'être enterrée.

Elle met néanmoins en lumière un vrai sujet : la sous-utilisation du télétravail dans les entreprises françaises. Selon l'Insee, 22% des entreprises nationales utilisaient le travail à distance en janvier 2008, contre 16% un an plus tôt. Significatif ? Sans doute. Sauf qu'à peine 7% des salariés français seraient télétravailleurs, contre 13% en moyenne en Europe et 25% aux États-Unis.

Qu'en est-il dans la communication ? Si aucune étude n'est disponible sur le sujet, Gérard Vallet, président de l'Association nationale pour le développement du télétravail et de la téléformation (ANDT) estime que ce secteur n'est pas en avance. «Pourtant, la communication, comme tous les métiers traitant de l'information, est particulièrement adaptée au télétravail», relève-t-il.

Même constat pour les organismes représentatifs de la profession ou les syndicats. «Ce n'est pas un sujet d'actualité pour les agences», confesse Leslie Occansey, chargée des affaires sociales et de la formation à l'AACC. De même, Stéphane Billiet, président du Syntec RP, reconnaît que ce mode de gestion des équipes est sous-utilisé. «Généralement, le télétravail se cantonne à permettre aux cadres dirigeants de pouvoir accéder de chez eux à leurs courriels professionnels et documents de travail», indique-t-il.

Des blocages dans les têtes

Chez Florence Gillier Communication, l'ouverture au télétravail est plus large. Les vingt salariés de cette agence de RP peuvent tous se connecter de leur domicile à leurs différents documents professionnels. «Dans nos métiers, il n'y a pas d'heures pour travailler, les coups de bourre peuvent avoir lieu en dehors des horaires de travail, justifie Florence Gillier. En contrepartie, si l'un de mes collaborateurs a, par exemple, un enfant malade à domicile, il peut travailler de chez lui.» Mais hormis ce type de situations exceptionnelles, le télétravail n'est institué pour aucun salarié de l'agence.

Comment expliquer que la grande majorité des agences rechignent à laisser leurs salariés travailler de chez eux ? Le maintien de la fierté d'appartenance et de l'esprit d'équipe sont deux facteurs souvent évoqués. Des inconvénients qui peuvent apparaître mineurs au regard des avantages potentiels du télétravail : diversification des choix d'habitation, diminution du temps de transports, réduction des gaz à effet de serre, économies des loyers de bureaux, réduction de l'absentéisme, fidélisation des talents, etc.


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Mots-clés :
text 100, Syntec RP, Stéphane Billiet, Florence Gillier, Gérard Vallet, AACC

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