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communication

Le film d’entreprise en quête de budgets… et de créativité

25/06/2009 - par Lionel Lévy

La 22e édition du festival du film d'entreprise du Creusot a été marquée par la crise tant au niveau des moyens que de la créativité. Mais cela n'empêche pas le succès de cette manifestation.

Pas de smokings ni de robes du soir, encore moins de montée des marches, aucune plage, nulle starlette en vue, du crémant en guise champagne… Si les professionnels de l'image et de la communication audiovisuelle se rendent au festival du film d'entreprise du Creusot, en Bourgogne, ce n'est pas pour son côté glamour.

Près de 600 festivaliers se sont pourtant pressés, du 15 au 19 juin dernier, à la 22e édition du Festival international des médias audiovisuels corporate (Fimac). «C'est une centaine de personnes de plus que les années précédentes», se réjouit Dominique Soria, coordinatrice générale du festival. Le film d'entreprise ne connaîtrait-il pas la crise? Si, au contraire.
«C'est justement parce que ça va mal que nous sommes là, confie un producteur. En ce moment, pas question de louper la moindre occasion de contact.» Tous les professionnels présents se plaignent de budgets revus à la baisse. «La crise a une répercussion certaine sur les commandes, résume Marie-Christine Buffard, responsable de la communication audiovisuelle chez Sanofi Aventis. Chez nous, comme pour l'ensemble du marché, les budgets sont en baisse de 20% à 30%.»

Limiter les abus

Fini le temps des déplacements de toute une production pour un tournage! L'heure est à l'optimisation des coûts et à la réduction des moyens. Conséquence directe: la précarisation du secteur, avec de plus en plus de maisons de production au bord du dépôt de bilan.

De leur côté, les réalisateurs se plaignent d'abus de toutes sortes. «Utilisation des droits d'auteurs en lieu et place de salaires, travail non rémunéré pour les appels d'offres… La crise est en train d'ébranler les fondements régissant les droits et les devoirs des partenaires du secteur", estime Denis Harnois, président de la Compagnie des réalisateurs, une association regroupant une centaine de professionnels, qui vient d'éditer le guide Repères pour préciser à tous la législation.
Côté création, près de 300 films étaient en compétition cette année. Si l'image numérique est de plus en plus en vogue dans les entreprises, la diminution des moyens n'est pas vraiment compensée par une plus grande créativité. «Les agences prennent de moins en moins de risques créatifs, observe Gérard Gianni, président du festival. L'humour et le ton décalé sont de plus en plus rarement utilisés.»

Cette année, 31 prix ont été décernés. Le Grand Prix Michel Frois a été remis à GDF-Suez pour l'ensemble de sa communication audiovisuelle de l'année. Et le Grand Prix Louis Lumière, qui récompense la meilleure réalisation audiovisuelle, a été attribué au film "Une Fontaine en Italie", réalisé par Pascal Fellous et produit par La Boîte pour la division produits de luxe de L'Oréal.

 

 

Le regard d'un producteur

Olivier Roussille, producteur associé d'EJO Films

«L'animation, une solution peu coûteuse et créative»

 

Quels sont les effets de la crise sur le marché de la production de films d'entreprise?

Olivier Roussille. Principalement la contraction des budgets. Ce qui ne veut pas dire l'arrêt de tous les projets. Les agences de production de taille moyenne continuent de faire entre 30 et 50 films par an. Tout simplement parce que les entreprises ont plus que jamais besoin de communiquer. Sans doute aussi de communiquer différemment, en s'ouvrant aux idées neuves. À condition bien sûr que celles-ci ne soient pas excessivement coûteuses.

 

Des idées neuves? Vous pensez à quoi?

O.R. À de nouvelles formes d'écriture, comme l'animation par exemple. Son caractère ludique et universel plaît à tous les publics et permet une grande créativité. De plus, ces films sont souvent beaucoup moins coûteux que ceux nécessitant un tournage. Les entreprises gagneraient à y investir davantage. Notamment sur Internet, média particulièrement adapté à des films courts et originaux. Avec des miniséries d'animation décalées sur leurs sites, les entreprises pourraient séduire et créer un maximum de buzz, en interne comme en externe, autour de leur marque.
 

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