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L’Insead fête ses cinquante ans

24/09/2009 - par Lionel Levy

Installé en France, à Singapour et au Moyen-Orient, l’Institut européen d’administration des affaires est l’une des formations les plus cotées au monde. De nombreuses personnalités de la communication et des médias en sont issues.

C'est la seule formation française à figurer parmi les dix meilleurs MBA du prestigieux classement mondial du Financial Times. École française ? «Internationale», corrige Claude Janssen, cofondateur de l'école avec ses anciens complices d'Harvard : Georges Doriot, général dans l'armée américaine et inventeur du capital-risque, Jean Marcou et Olivier Giscard d'Estaing, frère de l'ancien président de la République. «Aucun des pays représentés au sein des promotions, du corps professoral et des instances dirigeantes n'a jamais dépassé un tiers. » Autre singularité, l'Insead n'est pas adossé au système des universités et grandes écoles, et ne reçoit aucune aide publique. «Les débuts de l'école ont été particulièrement difficiles, reconnaît Claude Janssen. Heureusement, nous avions de bons réseaux.» Des soutiens financiers d'industriels amis, notamment Pechiney et Saint-Gobain, pour démarrer et aussi des appuis d'envergure, comme celui du président Eisenhower.
En matière de financement, l'école est aujourd'hui un modèle, avec un budget de 150 millions d'euros dont 10% proviennent de donations. C'est la première «Business School» en France à avoir lancé un programme de levée de fonds (120 millions d'euros en 1994, 200 millions en 2008).

Un réseau et une entraide réels

Une grande école, cela se reconnaît aussi au succès de ses anciens élèves. Outre Lindsay Owen Jones (L'Oréal) et Olivier Huart (Cegetel), entre autres, l'Insead a formé nombre de dirigeants de la communication et des médias. Les plus connus se nomment Helen Alexander, à la tête du patronat britannique après un passage à The Economist, François Morel, directeur général du Figaro, Marie-Christine Levet, directeur général du groupe Tests, Virginie Calmels, présidente d'Endemol ou Arthur Sadoun, président de Publicis France. On trouve aussi, parmi les plus récents promus, Antoine Arnault, directeur de la communication de Louis Vuitton, Nathalie Biderman, CEO d'Euro RSCG Worldwide PR, et Sonia de Truchis-Ansieaux, directrice générale adjointe de Vivolta.

Les ex-diplômés ne manquent pas de se retrouver dans des réseaux d'anciens. L'association française dispose de nombreux clubs professionnels : celui des médias organise ainsi une dizaine de rencontres par an avec des dirigeants de grands groupes. L'influence du réseau Insead ? «Sans être aussi puissant que celui des grands corps, l'entraide y est réelle», explique Jean-Philippe Grosmaître, président de l'association des anciens français. Il n'empêche, la crise n'épargne pas l'Insead. Trois mille diplômés de l'école, de tous âges, sont à la recherche d'un emploi.

L'Insead en chiffres

51 000 euros. Coût de la formation pour le MBA d'un an.
150 millions d'euros. Budget de l'école.
937. Nombre d'étudiants par promotion.
81. Nombre de nationalités différentes par promotion.
28 ans. Âge moyen des étudiants.
38 500. Nombre d'anciens.
450 000 euros. Budget de l'association d'anciens en France. Elle compte quelque 2 200 membres.

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