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Coup de torchon à la NRCO

01/10/2009 - par Lionel Levy

La Nouvelle République du Centre-Ouest connaît un plan social sans précédent dans son histoire. Syndicats et directions sont en pleine négociation pour sauver ce qui peut encore l’être.

À Tours, au siège du groupe La Nouvelle République du Centre-Ouest (NRCO), l'annonce de 181 suppressions de postes, en juillet dernier, a fait l'effet d'une bombe. « Certes, on s'attendait à un plan social, mais pas de cette ampleur », commente Hugues Le Guellec, secrétaire du comité d'entreprise du quotidien LaNouvelle République, concerné par la suppression de 125 postes (dont 52 journalistes).

«Sans ce plan, ce sont les 1300 salariés du groupe qui vont disparaître à terme», avance de son côté Olivier Saint-Cricq, président du directoire. Et de justifier l'ampleur des suppressions par la dégradation de la situation économique du groupe : un résultat net de -2,9 millions d'euros en 2008 contre +1,2 million en 2007, pour un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros.

La NRCO a même dû souscrire en fin d'année dernière un emprunt obligataire de 6 millions d'euros pour payer ses fournisseurs et le 13e mois de ses salariés. Et aussi négocier un moratoire avec la mutuelle Audiens, La Poste et l'Urssaf pour différer le montant de ses factures (18 millions) à janvier 2010.

Il n'empêche, les salariés ne l'entendent pas de cette oreille. Mouvements de grèves, manifestations, motion de défiance vis-à-vis du directoire... Au total, cet été, le sixième quotidien national (205 856 exemplaires de diffusion France payée 2008-2009, selon l'OJD) est resté absent des kiosques durant cinq jours (deux en juillet, trois en août).

«Ces actions ont porté leurs fruits dans la mesure où les 125 départs contraints ont été transformés en 116 départs volontaires», glisse Hugues Le Guellec. Mais rien n'est gagné. La direction fixe le plafond de l'indemnisation de chaque départ volontaire à 100 000 euros. Or l'ancienneté de nombreux journalistes leur permet de prétendre à plus. Les négociations à venir promettent d'être chaudes.

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