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Leg se «staffe»

15/10/2009 - par Olivier Mongeau

Élie Ohayon rejoint la direction de l'agence au moment où celle-ci affiche d'importantes ambitions de développement.

Chez Leg flotte ces jours-ci un petit parfum de reconstitution de ligue dissoute. Élie Ohayon, qui vient de rejoindre la direction de l'agence de publicité, y retrouve Gabriel Gaultier, le président de l'enseigne. Les deux hommes ont formé chez Young & Rubicam, de 1997 à 2001, une doublette diablement efficace. Ils se sont illustrés, excusez du peu, sur des budgets comme Auchan, Bouygues Telecom, Décathlon et Quick, entre autres.

Élie Oyahon retrouve aussi un troisième homme, David Fuchs. Moins médiatisé que les deux autres, ce dernier est aujourd'hui une cheville ouvrière de l'agence après avoir été un des patrons commerciaux de CLM BBDO. Surtout, les trois compères sont à l'origine (avec Christophe Lichtenstein, aujourd'hui chez Saatchi) de Leg, agence créée début 2002 au sein de Young & Rubicam. À la manœuvre, outre Gabriel Gaultier : Christian Liabastre et Élie Oyahon, alors respectivement numéros un et deux de Y&R. Quant à David Fuchs, il était dans la boucle très en amont et il s'en est fallu de peu qu'il soit de l'aventure dès le départ, mais la force de conviction de Christophe Lambert en a décidé autrement.

À présent, les trois hommes forment la direction de Leg, aujourd'hui filiale d'Havas. Et Gabriel Gaultier n'est pas fâché de ce renfort : «Quand Élie s'est séparé de McCann [une procédure devant les prud'hommes suit son cours], j'ai sauté sur l'occasion. Il arrive au bon moment.»

Une vocation à grossir

Le bon moment, c'est un cap que, manifestement, Leg cherche à franchir. Avec 10 millions de marge brute et soixante salariés, cette entreprise rentable («au-dessus des canons du marché», soit plus de 15% de profitabilité, selon ses dirigeants) a pour ambition de grossir. Et même pour vocation de grossir : «Quand on aime ce qu'on fait, on a envie d'en faire davantage», lance Gabriel Gaultier.

Pour Élie Ohayon, il y a aujourd'hui de la place pour que se développe franchement une enseigne comme Leg, une agence dont le brio créatif masque parfois qu'elle travaille pour de très grosses entreprises (SFR, B for Bank du Crédit agricole, Eurostar, Generali et Vinci sont ses cinq premiers clients) et dont le management n'est pas aspiré par des problématiques de réseau publicitaire.

«Le nombre de grandes marques qui ont disparu dans le ventre mou de la communication, c'est étonnant, pointe Gabriel Gaultier. Tout est “soft”, lissé, propre.» Invité à définir le style de Leg, ce qui pourrait pousser ces fameuses grandes marques à se tourner davantage vers des agences comme la leur, Élie Ohayon a cette formule : «Faire de la publicité qui parvienne, comme cela a été le cas pour SFR, à faire oublier ce qui existait auparavant.»

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