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«Peu d’entreprises ont pris des mesures d’accompagnement d’un tel niveau»

12/11/2009 - par Entretien : Lionel Lévy

Est-ce l’épilogue du plus long conflit social de l’audiovisuel public depuis 1968? Après avoir ouvert un plan de départs volontaires et modifié son plan social comprenant 201 suppressions d’emplois et la fermeture de 6 rédactions de langues étrangères, la direction de RFI y croit. Entretien avec Geneviève Goëtzinger, sa directrice déléguée.

Vous avez ouvert un plan de départs volontaires le 28 octobre. Malgré tout, ne serez-vous pas contraints de licencier un certain nombre de salariés?

Geneviève Goëtzinger. Si nous avons ouvert ce plan de départs volontaires aux 201 suppressions de postes (102 concernent des journalistes), c'est justement pour ne contraindre aucun salarié à quitter la maison. À condition que ces demandes de départ ne désorganisent pas l'entreprise et soient en phase avec notre redéploiement stratégique, nous les accepterons toutes. En ce cas, nous n'aurons pas besoin de licencier qui que ce soit. Plus de 200 salariés se sont déjà renseignés auprès du bureau d'information mis en place pour soutenir le projet.

 

Comment expliquez-vous qu'aucun syndicat n'ait voté pour ce plan?

G.G. Aucun syndicat ne votera jamais pour un plan social, quand bien même il prévoirait, comme c'est le cas, un plan de départs volontaires incitatif. Notre plan modifié va beaucoup plus loin que ne le préconisait la cour d'appel de Paris [qui avait suspendu le plan social le 28 septembre]. Notamment concernant le reclassement des salariés: rien ne nous obligeait par exemple à l'étendre à des sociétés comme l'AFP Vidéo, Euronews ou Canal France International. Sur la partie financière et les indemnités de départs, le plan est également très incitatif. Au final, peu d'entreprises prennent des mesures d'accompagnement de ce niveau.

 

Ce n'est pas pourtant pas l'avis de votre comité d'entreprise, qui vient de saisir en référé le Conseil d'État. Cette nouvelle action judiciaire peut-elle mettre en péril la bonne marche de votre plan ?

G.G. De notre point de vue, non. Nous sommes sereins. Le plan est d'ores et déjà entré en application avec un calendrier précis. Les candidats au départ ont jusqu'au 28 novembre pour se déclarer. Ils bénéficient ensuite d'un délai de 10 jours pour se rétracter. Quant aux éventuels licenciements, les premiers interviendront au cours du premier trimestre 2010.

 

Vous avez annoncé dernièrement des créations de postes à RFI. Quel est le volume du recrutement et les profils concernés ?

G.G. Il s'agit de 34 recrutements. Cinq postes de journalistes seront créés dans la rédaction anglaise. Une dizaine d'assistants multimédias et deux postes transversaux de journalistes éditeurs seront également pourvus. Dans le cadre de notre redéploiement en Afrique et en Amérique latine, il pourrait également y avoir des embauches.

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